Édito : Sexisme, on y travaille !

img021 1Manifs pour tous, théorie du « dgendeur », remise en cause de l'IVG, discours puants autour de la PMA... Autant d'occasions pour les réacs de tous âges d'occuper la rue et l'espace médiatique pour déverser leurs sermons. La remise en cause de la sacro-sainte famille a libéré des flots de paroles homophobes, racistes et sexistes. Les costards étriqués et les jupes trop droites se sont lâchés en crachant publiquement leur connerie décomplexée à la figure des opprimé.e.s... À Lille, on n'est pas en reste : l'affaire Carlton dit assez bien combien le patriarcat fait le quotidien de nos élites, les « mères veilleuses » continuent d'allumer leurs bougies sur le parvis de l'Opéra, encadrées par les groupuscules identitaires...

Lire la suite : Édito : Sexisme, on y travaille !

Édito N°41 : s’armer de papier

couverture la brique 41 web 1On se sentait un peu cons. On venait de sortir un numéro bien dark sur l’extrême-droite tout en vous souhaitant bonnes vacances – c’était pas bien cohérent, on vous l’accorde. Alors, on a voulu se rattraper. Et, une fois n’est pas coutume, remiser nos vieilles obsessions : Martine Aubry, les fachos, le Grand Capital et tout le tintouin. On voulait sortir un truc léger, un truc qui parle de nous, ou du moins d’un univers qui nous plaît, qui nous parle...

D’ailleurs ça tombait bien. Ça faisait un petit bout de temps qu’une idée jaunissait dans le fond des cartons : faire une enquête sur le papier. Quoi le papier ? Ben… le papier, quoi ! Les journaux, la lecture, l’écriture, les bouquins, leur confection, tout ça. On voulait s’évader un peu, vagabonder dans les livres, sniffer à pleins naseaux les odeurs artisanales de l’atelier.

Sauf qu’on s’est vite fait rattraper par nos vieux vices. À mesure qu’on dépliait tous les enjeux que renferme ce « papier », on s’est rendu compte qu’il serait bien difficile de se passer de la critique sociale.

Lire la suite : Édito N°41 : s’armer de papier

Édito N°40 : Les 1000 visages de l’extrême droite

numero40 1Regardez bien cette gueule, sur notre couv’. Victorieuse un soir d’élections. Propre sur elle, souriante, télégénique. Derrière, des symboles du pouvoir enflammés. Trois flammes, bleu, blanc, rouge.

Certains y reconnaîtront Marine Le Pen et penseront à la « montée de l’extrême droite », au fameux « séisme politique » qui agite tant les commentaires autorisés. Seulement, cette gueule, ce n’est pas la patronne du FN. Ou pas que.

Lire la suite : Édito N°40 : Les 1000 visages de l’extrême droite

Édito N°39 : Derrière le spectacle, la dépossession

numero39Jeudi 6 mars, Lille-Sud, 18h30. L’équipe du journal vient refiler gratos les excédents du dernier numéro sur la culture à l’entrée du meeting de campagne d’Aubry, devant la salle du Grand Sud. Une centaine d’exemplaires du reportage qui brocardait ce « nouveau bijou culturel de la mairie » le prennent d’assaut.

En pleine campagne, Aubry insulte La Brique

Sur place, plusieurs dizaines de sans-papiers sont eux-aussi sur le pied de guerre. Face à eux, Martine Aubry s’abrite derrière un ton paternaliste : « Je vous donnerai la parole, mais je ne veux pas que vous criiez. On se parle autrement qu’en criant », temporise celle que les commentateurs ont pourtant l’habitude de croquer en bouledogue. « Vous nous avez trahis, s’énerve un des sans-papiers. Vous et le préfet. On veut un rendez-vous ! » Et Aubry d’esquiver, en interpellant son adjointe à l’Égalité des chances : « Un rendez-vous, oui, vous allez voir ça avec Dalila Dendouga. Dalila ! Dalila ! Prends leur un rendez-vous pour la semaine prochaine... »

Lire la suite : Édito N°39 : Derrière le spectacle, la dépossession

Édito N°38 - Gouverner par la culture

numero38Dès que La Brique met son nez hors de ses contrées nordistes, l’exclamation revient comme une rengaine : « à Lille, ça bouge ! » Et c’est vrai : depuis la mise en orbite du vaisseau culturel lillois en 2004, pas une année sans biennale, grande expo au Tri-Postal, ouverture de nouvelles salles de spectacle ou raout à la gare Saint-Sauveur. L’événement est partout et tout le temps. Mis en scène par l’entreprise lille3000 et par les services municipaux.

Face à ce rouleau compresseur, ce numéro essaye de faire entendre une autre voix.

Lire la suite : Édito N°38 - Gouverner par la culture

La Brique nouvelle formule : de l’encre noire sur les municipales

editoOn a fait le bilan, calmement. Plusieurs personnes du journal nous ont quittés, d’autres sont arrivées. On s’est aussi dit qu’on voulait changer quelque chose, rompre avec la routine à laquelle nous astreint l’exercice journalistique. Trouver un nouveau rythme, bouger notre manière d’aborder l’actualité régionale, revoir sa présentation – bref, offrir un nouveau plumage à ce canard. C’est que même « libre », la presse n’est jamais à l’abri du ronron et de l’enlisement.

Lire la suite : La Brique nouvelle formule : de l’encre noire sur les municipales

Edito N°36 - Ici comme au sommet de l’État

L’assassinat de Clément Méric secoue la République. Sortant de leur torpeur, ses représentants promettent soudain de « tailler en pièces » les groupuscules d’extrême droite (Ayrault). Mais qu’est-ce que ça changera ? Clément n’est pas la seule, ni la première, ni la dernière victime.

Là, près de chez vous, quelques exemples : le 6 juillet 2009, deux militant-es antifascistes sont agressés à Lille ; le 21 juin 2011 et le 30 novembre 2012, le Resto Soleil est attaqué par un groupe de fachos proches de la Maison flamande ; le 17 avril dernier, quatre boneheads prennent d’assaut un bar gay du Vieux-Lille ; le 4 juin à la gare Lille-Flandres, deux femmes, parce qu’homosexuelles, sont insultées et frappées – pour l’une, c’est 90 jours d’incapacité totale de travail ; le 7 juin dans la nuit, des cocktails Molotov sont jetés sur des familles roms à Hellemmes.

Litanie de violences contre les musulmans, les Roms, les homos. Des violences faites par des « groupuscules », mais dont les idées n’ont rien de groupusculaire. On les retrouve dans les têtes de celles et ceux qui, précisément, se déclarent « républicains ». Dans la région aussi, des Christian Vanneste – ancien député, connu pour ses tirades homophobes, regrettant les « trop faibles » expulsions de réfugié-es politiques –, des Dominique Bur – actuel préfet, véritable bras armé du ministère Guéant/Valls, n’ayant pas sourcillé pendant les 70 jours de grève de la faim des sans-papiers –, des Danielle Cattelin – élue municipale, violemment hostile aux Roms, qui a voulu couler l’Atelier Populaire d’Urbanisme du Vieux Lille –, de tels individus, ici comme au sommet de l’État, ont donné de la voix à toute une idéologie. Une idéologie à dissoudre.

Edito N°32 - Coloniser Tortuer Expulser

numero32

Au-delà du mépris

Ce 16 mars 2012, le communiqué du ministère tombe, odieux : «  À l’occasion du 50e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie, l’État n’organisera aucune commémoration nationale […] Le 19 mars [...] marque l’amorce d’un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d’une tragédie pour les Harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent ».

Lire la suite : Edito N°32 - Coloniser Tortuer Expulser

Pour 3000 dollars de plus

soutienLa Brique publie aujourd’hui un appel à souscription, forcée de constater que les dernières soirées de soutien ne lui ont pas permis de rentrer dans ses frais. Concrètement, notre vilain petit canard a besoin de 3000 euros pour poursuivre ses activités.

La Brique, c’est de la bonne. Tous les deux mois, pour deux euros, vous avez 65 grammes de critique sociale bien servie, emballée dans seize pages noir et blanc, garanties sans OGM ni Bisphénol A. Livrée à domicile, directement du producteur au consommateur. Alors ce serait dommage de s’en priver. Aujourd’hui, le canard a (vraiment – vraiment) besoin de thunes pour continuer à dealer ses enquêtes cultivées localement par une dizaine d’artisans-journalistes. Concrètement, 3000 euros ça représente l’impression de deux numéros.

Lire la suite : Pour 3000 dollars de plus

Edito N°28 - Le Louvre Lens Terrain Miné !

Pnumero28 1our quoi nous prend-on ?

Vous n’avez pas pu rater la campagne d’auto-promotion presque soviétique de la mairie de Lille et de son bilan mi-mandat. 125 000 magazines en quadrichromie et papier recyclé, un site internet, des shows municipaux dans chaque quartier, et des centaines de placards publicitaires sont venus combler notre temps de cerveau disponible à l’aide de ce message : « Nous l’avions dit, nous l’avons fait. Continuons ! » Face à ce martèlement, plutôt que de relever point par point chaque éventuel petit mensonge, demandons-nous de quoi cette machinerie marketing est le nom.

Lire la suite : Edito N°28 - Le Louvre Lens Terrain Miné !

Edito N°26 - Moins de flic, plus de Hip hop

numero26 1A qui le tour ?

Ça n’en finit pas, et c’est tant mieux. Jour après jour, le Maghreb et le Moyen-Orient s’enflamment davantage. À coups de pieds au cul, les Tunisiens ont viré Ben Ali. Plusieurs semaines d’occupation de la rue, de manifestations de masse et d’affrontements violents ont été nécessaires. Après trois semaines de siège de la capitale, le peuple Égyptien vire Moubarak.

Lire la suite : Edito N°26 - Moins de flic, plus de Hip hop

Edito N°25- L'industrie, c'est la vie !

numero25Douce apocalypse

En cette fin d’année 2010, La Brique a plongé dans les caniveaux et dépotoirs de la grande industrie. Celle de l’énergie, indispensable pour se chauffer, vivre la nuit, se connecter à des réseaux sociaux, s’oublier des heures au téléphone et user de tous ces gadgets qui parviennent péniblement à nous faire oublier que nous n’en avons pas besoin. Celle de l’électricité devant justifier le pillage de pays qui n’ont même pas l’éclairage et qui déverse des flots d’immondices toxiques pour satisfaire des « besoins » imposés en millions de « mégawatts ».

Lire la suite : Edito N°25- L'industrie, c'est la vie !

Page 2 sur 4

Rechercher

logo jemabonne

En brèves

  • Aujourd’hui tout le monde a peur

    Max Weber faisait de la bureaucratie l’instrument de la rationalisation du monde : soumise à la règle, elle préviendrait des initiatives individuelles insuffisamment fondées. Aujourd’hui, avec la réouverture pour le moins hasardeuse des écoles primaires, cet optimisme nous semble devoir être...

    Lire la suite...

  • Le mot des dessinateur.trices

    Thérèse (bis) a invité quelqu'un à la Brique et celui-ci n'avance pas vraiment masqué...

    Lire la suite...

  • Bêtises de la sucrerie de Cambrai

    Le 3ème groupe mondial sucrier, Tereos, s’enorgueillit depuis le début du confinement de produire des litres de gel hydro-alcoolique ; aux héros industriels, la patrie reconnaissante. Le communiqué de presse de l’entreprise en date du 23 avril 2020 s’ouvre ainsi : « Pour des causes restant encore à...

    Lire la suite...

  • Ça va vous faire tout drone...

    Les annonces de Macron sont parfois un peu en décalage avec les actes : après les commandes de gaz lacrymos plutôt que des masques à l'heure des premières secousses du virus en France, son ministère de l'Intérieur lance un appel d'offres le 12 avril pour 651 drones. L'homme qui sort les mots «...

    Lire la suite...

  • Angry Birds

    A Lille comme dans d’autres villes de France, La direction départementale de la sécurité publique use d’un drone équipé d’un haut parleur pour rapeller aux confiné.es qui s’aventurent dans la rue que l’ordre est toujours en place : "Police nationale, afin d’éviter la propagation du Covid-19, les...

    Lire la suite...

  • Cynisme d’Etat

    Le 30 mars, le Prefet de Seine-et-Marne annonce fiérement mobiliser les réfugié.es pourvoyant ainsi aux besoins saisonniers de main d’oeuvre agricole. Le 31 mars, la prefecture annonce qu’il s’agit de volontaires. Ces dernier.es seront rémunéré.es et travailleront dans les conditions sanitaires...

    Lire la suite...

  • Âme charitable

    Du grec ancien phílos, "ami" et de ánthrôpos, "genre humain", d’après le Larousse, le philanthrope est un ami du genre humain ou une personne qui cherche à améliorer le sort de ses semblables par des dons en argent, la fondation ou le soutien d’œuvres. Le Ministre, Maire de Tourcoing...

    Lire la suite...

  • Blanquer nous fait banquer : concours de circonstances !

    « Nous avons considéré que ces types de concours sont beaucoup trop importants pour les personnes concernées pour les reporte. »C’est ce que déclarait le matin du 15 mars le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer suite à l’annonce par Macron de la fermeture des écoles. Pour finalement,...

    Lire la suite...

  • « CHEEEEESE » ou ta gueule !

    Entre Violette Spillebout pour qui Lille est « exposée aux trafics de drogues et à une menace terroriste », et Marc-Philippe Daubresse qui propose l’installation de 500 caméras - équipées de technologies de reconnaissance faciale - c’est la surenchère sécuritaire. Martine Aubry s’y était opposée...

    Lire la suite...

  • Appel à temoignage

    Cet appel à témoignage est en relation avec l'article Baiser sans bébé : Toute une histoire Un enjeu de la contraception propre aux femmes, c’est d’abord de pouvoir faire l’amour sans devenir mère. Si le risque de « devenir parent » implique les deux personnes, les précautions à prendre par...

    Lire la suite...