Carambar, goût amer, facture salée
Pour les 114 ouvrier.es qui font tourner la seule usine qui fabrique les emblématiques bonbecs, la blague ne passe pas. Et pour cause : le déménagement de la production et la fermeture du site de Marcq-en-Baroeul, annoncé en automne 2020, devait initialement engendrer une baisse de 25 % de leur salaire et une perte des acquis sociaux.

















En juin 2019, alors que les libérations d’animaux d’élevage et les dégradations de miradors de chasse, boucheries et abattoirs se multiplient en France, une commission d’enquête de l’Assemblée nationale demande l’élargissement des moyens de lutte contre la radicalisation aux mouvements « véganes »1. Dans ce contexte de criminalisation, nous avons suivi le procès de militant.es antispécistes soupçonné.es de dégradation de vitrines de commerces dans la métropole lilloise.
Lille serait-elle le laboratoire de la reconversion du modèle des zones commerciales? À voir la stratégie développée par les magasins Auchan (Gérard Mulliez) et Leclerc (Michel Édouard Leclerc), il y a de quoi se poser de sérieuses questions.
C’est un drôle de mardi. Les abords du nouveau centre commercial Lillenium sont bondés, les trottoirs comme les routes qui y mènent sont noirs de monde, la foule est jeune, la populace est au rendez-vous pour accueillir le nouveau mastodonte de béton (une baleine boursouflée dirait-on) qui ferme désormais la perspective de la rue des postes. 900 places de parking, 56 000 m² nappés d’une verrière de 4500 tonnes d’acier qui fait face au commissariat central. Voilà l’entrée de Lille-Sud.
Une des images les plus répétées, l'un des clichés les plus courants, quand on évoque le combat des mineurs, c’est que dans le fond tous les mineurs avaient la même couleur de peau. C’est une image émouvante, mais malheureusement la solidarité de classe ne va pas de soi. Les mineurs marocains, derniers ouvriers à être descendu dans le fond ont subi une double discrimination, de la part de leur patrons et de la part de leurs « camarades » mineurs.