Ça fait péniche à voir

marina bois blanc 3 1On ne s'en rend pas forcément compte. Mais le quartier Bois-Blancs est une île, entourée par la Deûle qui dessert d'un côté le port de Lille, et de l'autre un bras longeant Euratechnologie. Tout au bout, un lieu enclavé, « la Gare d'Eau », voit des péniches stationnées à l'année. En 2017, elles feront de la place pour un port de plaisance – une marina, comme disent les aménageurs. Qu'en pensent les marinier.es ?
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La ville à mobilité réduite

fauteuil 1Pour se déplacer en ville, un large choix est possible : voiture, transports en commun, vélo, ou même la marche. Mais quand on est en fauteuil roulant ou déficient visuel, les options se réduisent. Si les transports en commun et l'espace public ne sont pas idéalement accessibles pour tout le monde, c'est la question de l'égalité dans la mobilité qui est posée.
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SNCF : la voie libérale

SNCF 1La marchandisation des chemins de fer français est sur les rails. À l’heure de la libéralisation européenne des services publics en réseau, et malgré les mobilisations fréquentes des cheminots, la SNCF encaisse les salves de managers acquis aux solutions de marché. Jean Finez, qui vient de terminer une thèse sur le sujet, nous restitue les principaux enjeux de ces mutations.
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Réseau Express vers la faillite

REGL 1Imaginez des travaux pharaoniques. Ajoutez-y les notions de mobilité et de développement durable. Mélangez le tout, et vous obtenez la potion magique qui permet aujourd'hui à nos élu.es de se faire mousser : un grand projet inutile. Le Réseau Express Grand Lille (REGL) en est l'exemple typique. Une petite pyramide à plusieurs milliards que Percheron, le président du Conseil régional sortant, a voulu nous laisser en se faisant passer pour un saint, en dépit de tout bon sens.
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Mon vélo est-il révolutionnaire ?

veloprout 1Le vélo c'est chouette. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les prix, et c'est bon pour la santé. Parfois même, posé.e sur sa selle, on peut se sentir poussé.e dans le dos par un vrai petit vent de liberté. En fait j'adore le vélo. Sauf qu'à force de le voir devenir cet objet ''sympa'' sur lequel le pire des salauds prend des allures de bon copain, j'ai eu envie de comprendre un peu mieux ce qu'il trimballait sur le porte-bagage. Déambulation, à la pédale, entre un volcan indonésien et une zone de logistique.
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Tous mobiles ou tous flexibles ? Les dessous de la « mobilité généralisée »…

tousmobilestortue 1La « mobilité », on en entend toujours parler, mais on ne sait pas toujours bien ce que c'est. Parce qu'elle est floue, elle ne s'affiche jamais pour ce qu'elle est vraiment : un projet idéologique, qui nous frappe différemment selon qu'on est femme, homme, ouvrier ou cadre. Thomas Pfirsch, un chercheur qui s'intéresse de près à ces questions, revient sur ces différents aspects.
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Lille Métropole sert la soupe à Keolis... et crache dans celle des pauvres

portiquesdessin 1Parce qu'elle s'est embarquée dans un nouveau contrat foireux, Lille Métropole s'est mise en tête de faire les poches des pauvres pour rembourser la société qui gère Transpole, Keolis. Au passage, Darmanin, maire de Tourcoing et vice-président aux transports, en a profité pour nous coller des flics et des portiques. Ce qui devait arriver est déjà là : depuis le basculement à droite de Lille Métropole, la nouvelle majorité poursuit la même politique que l'ancienne – en pire.
 
 
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Wissant: paye ta digue

wissant05 1C'est toujours la même carte postale que les brochures de la région nous vendent, la baie de Wissant ensoleillée avec ses belles plages. Les futurs vacanciers apprécieront sûrement marcher sur sa nouvelle digue toujours en travaux. Mais l'envers de la carte est moins charmeur. Entre manque de concertation, collusion amicale et bétonnage du bord de mer : bienvenue dans le monde merveilleux du marketing territorial.
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Gestion de l'eau à Lille, ça fuite

douche2La distribution de l'eau est une affaire de gros sous. Suez, qui en a assuré l'opération pendant trente ans, s'est fait mettre dehors par Lille Métropole. La société laisse derrière elle une dette d'une centaine de millions d'euros et des conduites d'eau délabrées. Avec le nouvel appel d'offre, il reste à faire un choix entre Veolia, ou une régie publique récemment créée pour l'occasion.

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Une impression de liberté

poleka Autoedition2b 1L'édition, c'est au mieux de l'industrie, au pire de l'industrie numérique. Pourtant dans la métropole subsiste un îlot d'éditeurs indépendants. Bien qu'il soit difficile de résumer ces maisons d'édition en ne parlant que de quelques titres, on comprend vite que tout tourne autour de la même conception du partage des idées, de la liberté d'imprimer sans se soucier de la rentabilité...

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Alternatiba, mais alternative à quoi ?

alternatibaOrganisé en octobre dernier, le village Alternatiba cherchait à fédérer les initiatives locales opposées au « réchauffement climatique et aux inégalités sociales ». L’événement date un peu, mais méritait bien qu’on y revienne. Pas seulement parce qu’il a drainé plus de 10 000 personnes : aussi parce qu’entre les cours de sophrologie et la « valorisation des cartouches d’imprimante dans un jeu interactif », la fameuse « alternative » a eu bien du mal à exister...

Pour le collectif Alternatiba de Lille, tout avait bien commencé. S’inspirant de l’expérience réalisée à Bayonne l’année passée, un petit groupe de personnes s’investissent dans un projet qui apparaît vite ambitieux. L’idée : fédérer, autour de collectifs « citoyens » indépendants des partis politiques, les énergies locales et les initiatives qui permettent de lutter contre le changement climatique et les inégalités. Des groupes thématiques sont organisés tout au long de l’année civile, qui sont chargés de contacter les collectifs – dont La Brique – qui, à des titres divers, fabriquent les « alternatives concrètes du quotidien ». Et puis, au début de l’été, tout a vrillé.

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Quand Roubaix s’abstient...

roubaixLes campagnes électorales à Roubaix sont révélatrices de la dépossession des habitant-es par la classe politique. Dépossédés de la gestion de la cité, ils sont de plus en plus nombreux à déserter les bureaux de vote. Et les beaux discours ou les porte-à-porte des candidats qui s’ébranlent un mois avant l’élection, n’inverseront pas cette tendance. Quelques temps avant le premier tour des municipales de mars dernier, La Brique s’est rendue sur place.

Devant le comité de quartier de l’Hommelet, une association d’habitant-es du Nord roubaisien, un candidat aux élections municipales s’approche. Il est attendu pour répondre aux questions du collectif « Je pense donc je vote », qui lutte contre l’abstention. Un journaliste de Public Sénat, venu spécialement pour l’occasion, cadre son arrivée. À côté, fraîchement débarqué, un de ses confrères de RMC demande discrètement : « C’est qui lui ? » Ces professionnels de l’information auront bouclé leur sujet dans quelques heures. Ils savent déjà ce qu’ils y mettront, il leur faut juste des images ou du son. Et Roubaix, pour eux « capitale » de l’abstention et de bien d’autres « maux » [1], en regorge.

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Lille la nuit, c’est fini ?

lille la nuitAvec plus de trente descentes en un mois, les coups de pression policiers resserrent l’étau autour des petits cafés-concerts lillois. Depuis le mois de septembre, pas moins de deux cafés-concerts ont fermé : Le Détour, Le Salsero. Un troisième, L’Imposture, est sur la sellette. Entre commissions et charte de la vie nocturne, états généraux de la nuit, limiteurs de décibels et contrôles de légalité, les nuits lilloises sont de plus en plus soumises à des règlementations bureaucratiques et à une vision politique étriquée. Pendant ce temps, le secteur Masséna, lui, prospère étonnamment.

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Lille : Au sud du périphérique, on cultive le mépris

lille sudLille Sud est le plus grand quartier de Lille, mais aussi le plus isolé. Enclavé derrière le périphérique, il connaît un taux de chômage oscillant entre 30 et 40%, concentre une importante population d’origine immigrée et se trouve à mille lieues de la culture élitiste. Pourtant les plus grandes cités de la ville n’échappent pas aux désidératas de la mairie, qui souhaite en faire un « Nouveau Sud ». Servant ces ambitions, les politiques culturelles inondent le quartier de mépris.

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Lille : Requiem pour Wazemmes

Tour à tour évoqué pour son passé industrieux, prisé pour son côté artiste, déploré pour ses économies souterraines ou récupéré par la propagande municipale, le quartier de Wazemmes concentre bien des idées contradictoires. Sous le tapis, une sombre histoire de « mixité sociale », qui s’avère moins enchantée que sous la plume d’un élu de quartier.

Durant la première moitié du XXe siècle, Wazemmes est un quartier populaire qui vit au rythme de la manufacture et des petits commerces. Chaque jour, c’est toute une vie sociale qui s’ébroue entre les usines et les échoppes. En 1936, la rue Jules Guesde compte pas moins de cent dix-sept commerces (estaminets, cordonneries, poêlier, tailleur, repasseur de couteaux, horloger etc.). C’était la vie avant Carrefour Market.

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Paroles sauvages

Tandis que la mairie dédie un budget à ce qu’elle appelle « cultures urbaines », qu’elle offre des murs à des graffeurs, des scènes à des DJs et MCs, des ateliers de danse aux minots des quartiers populaires, certains et certaines d’entre eux persistent à se démerder par leurs seuls moyens. Nous avons rencontré Monsieur Bubka et Big Zucchero, adeptes du graffiti vandale, et la famille L’Embrouille qui, il y a encore peu de temps, lançait des « Libres Paroles » dans les espaces publics lillois. Voici leurs paroles que nous publions sans aménagement. Brutes et sauvages, comme leurs pratiques qui constituent, consciemment ou non, une formidable forme de résistance à l’aseptisation de nos rues. Et de nos vies.

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L’Insoumise : Les idées ne s’expulsent pas !

Loin de la culture municipale, des personnes s’organisent de manière indépendante. C’est le cas de l’Insoumise, bouquinerie occupée dans le quartier lillois de Moulins, à qui La Brique a voulu laisser la parole pour parler de ses activités.

L’Insoumise est une bouquinerie occupée illégalement depuis septembre 2012 au 10 rue d’Arras à Moulins. Tous les mercredis et samedis après-midi, on y organise des discussions, présentations de bouquins et projections. Il y a aussi la bibliothèque sans puce électronique dans les livres, l’infokiosque, la librairie à prix libre, des fanzines et journaux, et même quelques vinyles. Une cantine vegan à prix libre a lieu tous les jeudis et des collectifs se réunissent ici.

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L’habitat et la Ville de Lille. La fabrique de l’embourgeoisement

gentrification« Lille, ville de la solidarité et du logement pour tous » ? Foutaises ! Les deux derniers mandats d’Aubry ont largement intensifié l’embourgeoisement de la ville de Lille. Dans l’opacité des techniques d’aménagement, les politiques urbaines cherchent à attirer les classes moyennes supérieures, à faciliter le travail des promoteurs et propriétaires privés et à réduire l’offre de logement à bon marché. Décryptage.

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En brèves

  • Brèves industrielles

    Tropicalia, un projet Berck Berck ! Dans le genre projet inutile, la serre gigantesque de Tropicalia se pose là. À deux pas de la station balnéaire et hospitalière de Berck sur la Côte d’Opale dans le Pas-de-Calais, le projet de la plus grande serre tropicale du monde est prévu sur les communes de...

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  • Le bruit et l'odeur de l'industrie

    L'été 2020 avec La Brique, on a fait un tour de la région pour observer ceux qu’on assimilait au monde d’avant : les ouvrier.es ! On ne finit pas de les enterrer et pourtant ils existent. Baladez-vous le long de L’Aa, la Lys, la Deûle, la Scarpe, l’Escaut (dans cet ordre-là), pour faire un grand tour...

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  • L'US Café de Steenwerck

    Derrière ce nom qui sent le far-west se cache un bar éphémère installé sur un terrain au bord de l’A25. Des sièges et tables en palettes, un bar plein-air, des toilettes sèches : à mi-chemin entre le tiers-lieux et la ZAD, l’US Café apparaît depuis 2 ans pendant la période estivale grâce à un...

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  • Cargill : fleuron de l'industrie française ?

    Cargill, premier producteur agro-alimentaire mondial a une usine d’amidon à Haubourdin. Pour rappel, en automne 2019, la direction annonce une importante vague de licenciement (ou Plan de sauvegarde de l’emploi, PSE), au moins 180 emplois sur 330 sont concernés. Dès janvier, les ouvrier.es se...

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  • Haubourdin : l'industrie au nez des salarié.es

    La production de l'usine a déjà été arrêtée une dizaine de jours depuis l'annonce du PSE.   Deuxième mois de mobilisation pour les salarié.es de Cargill Haubourdin (lire La Briquette « La France en feu, les réformes au milieu », janvier 2020). Pour rappel, le numéro 1 mondial de l'agro-alimentaire...

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