Les deux du local CNT face au tribunal des flagrants délires

CNT valeurs 1Vendredi 22 avril. Des drapeaux de la CNT flottent devant le tribunal de Lille.

Une centaine de personnes est venue en soutien aux deux militants qui passent en comparution immédiate suite à la manif' du mercredi 20 avril. Justice politique et justice de classe font toujours aussi bon ménage. Un petit retour sur les événements s'impose pour comprendre comment deux arrestations en soit-disant « flagrant délit » ont pu avoir lieu plus d'une heure après les faits.

 

Lire la suite : Les deux du local CNT face au tribunal des flagrants délires

« On veut visiter l'expo ! »

1.nuitdebout 14avrilIl fait beau ce jeudi à 17h30 sur la place de la République à Lille. Ça tombe bien, c'est l'inauguration de la candidature de la France de l'exposition universelle pour 2025. Quelques containers sont posés là, surplombés par une énorme bulle où sont projetées des images dignes d'un film d'anticipation anxiogène. Dans cette grosse boîte et devant les médias, la petite délégation d'élu.es est tout sourire : Martine Aubry, Jean-René Lecerf, Xavier Bertrand... serrent une petite pancarte « Lille #jeveux2025 ».

 

Lire la suite : « On veut visiter l'expo ! »

La légalité du mouvement, gangrène de la délibération collective

NDpaternalismeCRS 1Jours 2 & 3 : Joindre les (nuits) deux bouts, c'est s'émanciper du pouvoir.

 

La Brique continue à suivre le mouvement Nuit Debout. Comme n'importe quel canard indépendant qui se respecte, elle ajustera ses écrits en fonction de ce qui se déroule, jour après jour. Alors quand la question se pose de savoir s'il faut se laisser sponsoriser par le PS et la Préfecture, la réponse nous paraît aller de soi.

 

Lire la suite : La légalité du mouvement, gangrène de la délibération collective

Les transports en commun sous contrôles policiers

darmaninin2Depuis 2011, le réseau Transpole -les transports en commun de la métropole lilloise- est géré par l'entreprise privée Kéolis. La Métropole Européenne de Lille (ex LMCU) lui avait alors accordé cette Délégation de Service Publique. Mais ce marché -à deux milliards d'euros- s'achève fin 2017, et deux consortiums se battent déjà pour le récupérer : Kéolis et Transdev (une filiale de Véolia).

En attendant, La MEL durcit les contrôles pour assurer au gagnant sa future rentabilité.

 

Lire la suite : Les transports en commun sous contrôles policiers

Violences policières

manif thomas devenyiLille, le 31 mars, manifestation contre la "Loi Travail".
 
Un long cortège de près de 20.000 personnes part de la Porte de Paris, passe par l'Hôtel de Région, la gare, jusqu'à la place de la République.
 
Alors que la fin de cortège n'est pas encore arrivée sur la place, quelques personnes lancent des cannettes sur les fourgons hyper protégés des CRS, une barrière est balancée.
L'hélicoptère de la gendarmerie tourne au-dessus. La place commence à être entourée par des centaines de CRS, flics en civil, et la nouveauté lilloise : des robocops sur des chevaux, matraque à la main.
 
Lire la suite : Violences policières

Dunkerque, dans les Arena du pouvoir

delebarrus coulEntre 2009 et 2014, Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de la Communauté Urbaine, rêvait d'une grande salle multi-sport Arena à la hauteur de son ego. Au final, ce projet aura précipité sa chute aux élections municipales de mars 2014 en faveur de Patrice Vergriete (divers gauche). Si ce dernier a fait campagne en dénonçant les pratiques non-démocratiques du maire bâtisseur, son vernis de politique de concertation publique commence à s’écailler : c’est dans l’entre-soi cher aux élus que vient de se décider la construction d’une autre version de l’Arena. Retour sur ce projet qui ne cesse de cristalliser les rancœurs contre un système politique local à bout de souffle.
 
Lire la suite : Dunkerque, dans les Arena du pouvoir

Mai 68 à Lille : « La vieille taupe », sans sous-titrages et sans bande-son

barricade du pont neuf 825x470
Guy Ciancia, auteur de Lille en Mai, Chroniques anarchistes, nous livre un texte sur le 68 qu’il a vécu. Un point de vue des événements bien à lui. Il revient sur l’agitation locale, les manoeuvres politiques, mais aussi sur les transformations des milieux révolutionnaires. Un pavé dans la mare pour contribuer à une certaine contre-histoire, façon puzzle.
Lire la suite : Mai 68 à Lille : « La vieille taupe », sans sous-titrages et sans bande-son

État de sièges à la BNP

27 novembre, la nuit s'abat sur Lille. L'humidité et le froid auraient dû engourdir les membres du collectif bouillonnant Action non-violente COP21 Lille de la campagne Faucheurs de chaises . Une quinzaine activistes estampillés du logo d'« ANV COP211 » déboulent de la rue Barthélemy Delespaul. Leur but : entrer dans la banque BNP Paribas au croisement des rues Solférino et Victor Hugo et se saisir de quatre chaises comme précieux butin.
Après avoir repéré les lieux depuis plusieurs semaines, ils entrent puis ressortent munis du magot.
 
Cet événement s'inscrit dans une série d'actions menées en France, en Belgique et en Suisse. Objectif : mettre un coup de projecteur sur l'implication de la BNP et des autres banques dans les paradis fiscaux où sont planqués 20 000 milliards d'euros environ2 de riches pollueurs, « alors que l'argent manque pour financer des politiques utiles au plus grand nombre et en particulier aux plus précaires, comme la lutte contre le réchauffement climatique, ou pour le logement, pour la sécurité sociale... C'est une action symbolisant ce système à deux vitesses : Rendez l'argent des paradis fiscaux, nous rendrons les chaises ! » nous dit Justin Bourel, militant en charge des relations presse pour cette action. Les membres revendiquent une totale transparence de leur action illégale face à l'opacité des banques.
 
Interloqué, le personnel médusé de la BNP assiste à l'action impuissant, sans avoir le temps réaliser ce qui lui arrive. Quatre sièges sont kidnappés, les passants s'arrêtent quelques instants, amusés par la scène. L'équipe pose fièrement devant l'agence et aussi rapidement qu'illes étaient venus, les voilà qui se dispersent dans tous les sens, les banquettes de la BNP prises en otage.
 
Certes ce n'est pas le casse du siècle. L'action est croquignolesque et il faudrait un peu plus que des rapts symboliques pour jouer les robins des bois. Si le slogan de l'Anv Cop21 est « Changeons le système, pas le climat », il est difficile de connaître la portée concrète de l'action et ce sur quoi elle peut déboucher.
 
Coté banquiers, nous sommes allés déguster leurs réactions. Et si le courant passe mal avec le réceptionniste – qui a tenté, sans succès, de photographier les activistes – d'autres employé.es nous renvoient vers le directeur qui nous martèle « pas de réaction, on est neutre ». Un jeune employé, à la coupe gominée nous dit : « On n'a pas le droit de s'en mêler, on ne prend pas parti, on n'est pas des agents de sécurité ni des politiciens », pourtant on aurait plutôt dit que leur travail est d'être les agents de sécurité du système, on a du mal à imaginer ceux qui brassent notre argent complètement dépolitisés. Un type à la cravate : «  Ils sont venus sans bruit, ont pris chaises et fauteuils, on a pas eu le temps de comprendre ». Au fil de la discussion dans la banque et sous le coup de la surprise et de l'émotion, nous avons quelques petites précisions.
 
« On nous a dit qu'on était susceptibles de recevoir des gens dans le cadre d'actions » nous lâche finalement le directeur de l'agence. Le jeune employé reprend – philosophe – « après tout, on déménage dans quatre mois »... Dans un paradis fiscal ?
 
Harry Cover, Riton
 
 
 
 
Pour en savoir plus : http://anv-cop21.org/
ANV COP21 Lille : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
1 - Action non violente COP 21 Lille. 

2 - Selon le groupe d'analyse Tax Justice Network.
 

Fachos du nord, fachos du sud

lepenComparatif entre le FN du nord et celui du sud par Le Ravi et La Brique, le bimestriel de critique sociale de la métropole lilloise.

« Dans le nord, les maires FN ont l'accent jaurésien. Dans le sud, plutôt maurrassien », disait, il y a un an, Elsa Di Méo, opposante PS à Fréjus (84), la ville du sénateur-maire frontiste David Rachline. Depuis, le discours de la patronne de la cellule « anti-FN » du PS a changé : « Vu leurs pratiques, leur discours, il n'y a plus de différence entre FN du nord et du sud. » Qu'en est-il ? Petite tentative de comparaison entre le Front de Marine et celui de Marion.

Lire la suite : Fachos du nord, fachos du sud

Page 3 sur 6

Rechercher

logo jemabonne

En brèves

  • L'US Café de Steenwerck

    Derrière ce nom qui sent le far-west se cache un bar éphémère installé sur un terrain au bord de l’A25. Des sièges et tables en palettes, un bar plein-air, des toilettes sèches : à mi-chemin entre le tiers-lieux et la ZAD, l’US Café apparaît depuis 2 ans pendant la période estivale grâce à un...

    Lire la suite...

  • Cargill : fleuron de l'industrie française ?

    Cargill, premier producteur agro-alimentaire mondial a une usine d’amidon à Haubourdin. Pour rappel, en automne 2019, la direction annonce une importante vague de licenciement (ou Plan de sauvegarde de l’emploi, PSE), au moins 180 emplois sur 330 sont concernés. Dès janvier, les ouvrier.es se...

    Lire la suite...

  • Haubourdin : l'industrie au nez des salarié.es

    La production de l'usine a déjà été arrêtée une dizaine de jours depuis l'annonce du PSE.   Deuxième mois de mobilisation pour les salarié.es de Cargill Haubourdin (lire La Briquette « La France en feu, les réformes au milieu », janvier 2020). Pour rappel, le numéro 1 mondial de l'agro-alimentaire...

    Lire la suite...

  • Bruits ou tapages injurieux, la répression continue

    Suite à des manifestations en février et avril 2018, près de 10 personnes ont reçu une ou plusieurs amendes à leur domicile pour motif de « bruit ou tapage injurieux perturbant la tranquillité d’autrui ». Sans qu’ait eu lieu ni contrôle ni notification les jours concernés : du racket légal....

    Lire la suite...

  • Aujourd’hui tout le monde a peur

    Max Weber faisait de la bureaucratie l’instrument de la rationalisation du monde : soumise à la règle, elle préviendrait des initiatives individuelles insuffisamment fondées. Aujourd’hui, avec la réouverture pour le moins hasardeuse des écoles primaires, cet optimisme nous semble devoir être...

    Lire la suite...