Appel à temoignage

Cet appel à témoignage est en relation avec l'article Baiser sans bébé : Toute une histoire

Un enjeu de la contraception propre aux femmes, c’est d’abord de pouvoir faire l’amour sans devenir mère. Si le risque de « devenir parent » implique les deux personnes, les précautions à prendre par rapport à une grossesse non désirée reposent essentiellement sur les femmes.

Cependant, on sait que l’industrie pharmaceutique de la contraception répond à des besoins politiques et économiques avant tout. Ceux-ci sont indissociables du modèle de société capitaliste actuel. De fait, les dispositifs contraceptifs existants suivent une logique perverse pour les femmes. On se retrouve « classée » en fonction de critères qui s’appuient généralement sur des jugements de valeurs véhiculant toute une série de bonnes conduites de vie sexuelle. D’ailleurs, quand on se pose la question de quelle méthode contraceptive utiliser, on se retrouve face à un grand tableau dans lequel on doit se caser. Pour les jeunes adolescentes, la majorité des médecins impose d’emblée la pilule, une façon de reporter à plus tard – voire dans un tout autre cadre – tout questionnement autour de la fertilité, nécessaire face au stérilet par exemple (qui se pose pour une durée de cinq ans). Bref, détermination arbitraire, fausse responsabilisation, infantilisation, culpabilisation, on ne rentre jamais complètement dans une case et les conséquences de cette typologie officielle à laquelle on doit se raccorder sont parfois douloureuses.

La Brique lance un appel à témoignages de ces expériences, que l’on sait toutes singulières, et qui manquent de visibilité aujourd’hui. En prévision d’un prochain article plus large sur le sujet, envoyez nous les récits de votre « trajectoire » en matière contraceptive, vos doutes, vos ratés, vos fiertés, vos ressentis. Des oreilles attentives vous attendent nombreux et nombreuses.

Vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par voie postal au Journal La Brique, 14 rue des Tours, 59800 Lille

Rechercher

logo jemabonne

En brèves

  • Bruits ou tapages injurieux, la répression continue

    Suite à des manifestations en février et avril 2018, près de 10 personnes ont reçu une ou plusieurs amendes à leur domicile pour motif de « bruit ou tapage injurieux perturbant la tranquillité d’autrui ». Sans qu’ait eu lieu ni contrôle ni notification les jours concernés : du racket légal....

    Lire la suite...

  • Aujourd’hui tout le monde a peur

    Max Weber faisait de la bureaucratie l’instrument de la rationalisation du monde : soumise à la règle, elle préviendrait des initiatives individuelles insuffisamment fondées. Aujourd’hui, avec la réouverture pour le moins hasardeuse des écoles primaires, cet optimisme nous semble devoir être...

    Lire la suite...

  • Le mot des dessinateur.trices

    Thérèse (bis) a invité quelqu'un à la Brique et celui-ci n'avance pas vraiment masqué...

    Lire la suite...

  • Bêtises de la sucrerie de Cambrai

    Le 3ème groupe mondial sucrier, Tereos, s’enorgueillit depuis le début du confinement de produire des litres de gel hydro-alcoolique ; aux héros industriels, la patrie reconnaissante. Le communiqué de presse de l’entreprise en date du 23 avril 2020 s’ouvre ainsi : « Pour des causes restant encore à...

    Lire la suite...

  • Ça va vous faire tout drone...

    Les annonces de Macron sont parfois un peu en décalage avec les actes : après les commandes de gaz lacrymos plutôt que des masques à l'heure des premières secousses du virus en France, son ministère de l'Intérieur lance un appel d'offres le 12 avril pour 651 drones. L'homme qui sort les mots «...

    Lire la suite...