Lille Lomme Sécurité : Roger Vicot, une baigne dans un gant de velours

A. FoolmoonRoger Vicot est un professionnel de la sécurité. Il est vigile à la Mairie de Lille. Le 1er adjoint de la Mairie à la « Sécuritate », c’est Vicot, Muscle Rouge, qui veille et frappe. Sur des claviers informatiques. Tour de biceps du BlogMaster.

 

A. FoolmoonDepuis ses années passées à la com’ de l’EFAP [1] (de 1993 à 2001), l’alliance Pasqua-Chevènement avait bien besoin d’un coup de dépoussiérant. C’est fait. Avec Vicot, la gauche a renoué avec la force publique. À l’époque, nos deux papys « souveraino-nationalistes » avaient besoin de chourer des voix surtout aux fachos, convergeant déjà sur le thème de la sécurité, thème qu’il convenait de ne pas laisser qu’à la droite et son extrême-soeur. La « gauche » s’empara ainsi d’un de leurs thèmes favoris, les lois Chevènement-Vaillant suivant celles Pasqua-Debré, comme un charter, l’autre... Et Vicot qui nous la rejoue, dix ans après, au ralenti.

Il faut dire qu’il tâtonne, Roger. Diplômé de l’ESJ-Paris [2], il passe sept ans à l’EFAP, dont il préside encore un jury et arbore le grade de directeur-consultant, de cet établissement qui a formé une certaine Laurence Ferrari. Il passe de temps en temps dans son bureau du MIN [3] de Lomme, où il officie comme directeur-adjoint (décidément). Vous ne devinerez jamais : Roger est depuis adjoint au maire de Lille.Retour ligne automatique
On le trouve aujourd’hui conseiller général du canton de Lomme, en photo partout, de Lille Mag à son blog sur Wordpress, de Lomme Matin à son blog sur Le Monde.

Vicot, le roi de la patate douce

Inventeur des rigolos « Agents Locaux de Médiation Sociale » (sic), que veut notre Vicot ? Des flics municipaux et proches des gens, à la place des nationaux, de la BAC, des UTeQ [4], des CRS, des drônes..? Grands dieux, non. En plus.Retour ligne automatique
Auteur en 1994 de Pour une sécurité de gauche  [5], il met aujourd’hui en application ses fantasmes d’alors. Fan d’une police d’ilôtage, soi-disant proche des gens, c’est donc naturellement au PS qu’il commence sa croisade contre la « république sécuritaire ». Vicot, son truc, c’est la com’. On lui devait une sérieuse étude sur les mythiques années du « journal issu de la Résistance », Poing à la ligne, La Voix du Nord (1941-1944), et un plus fumeux La Nation républicaine etc, en collaboration avec Yves Durand, son mentor député-maire de Lomme. Aujourd’hui, blogs et sites amis ne tarissent pas d’éloges sur sa verve molle : « Je crois sincèrement que la gauche et la droite présentent des projets (...). C’est pourquoi je ne pense pas que (...). Je suis 1er adjoint (blabla). Une tâche passionnante. » En effet.

Verve encore dans son Sécurité à gauche, il écrit sans rire : « La sécurité est une préoccupation située au coeur des valeurs de la gauche, les plus défavorisés étant toujours les premiers menacés. » Les concernés te remercient, « Jaurès ».

Roger Vicot, comme ses prédécesseurs, s’obstine à chercher une « sécurité de gauche » au lieu de se consacrer à la résorption de l’insécurité sociale. Et ils sont nombreux comme lui à croire inventer autre chose qu’une gauche... de droite. Un ancien de la Mairie le résume, en écho du PS local : « Vicot, son truc, c’est de mettre un couvercle sur un truc en ébullition, et d’attendre que ça se passe ». No justice, no peace.

Notes

[1Ecole française des attachés de presse.

[2Ecole Supérieure de Journalisme

[3Marché d’Intérêt National.

[4Brigades Anti Criminalité / Unités Territoriales de Quartiers.

[5PUSG, L’Harmattan, 2006

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