Portraits d'entrepreuneur.ses

plague1Pendant le confinement, quelques personnalités entreprenantes se sont révélées. Solidaires dans l'âme, souvent issues de milieux aisés mais ayant bien compris l'importance d'être proche des personnes « en grande difficulté » et « vulnérables », dont les conditions d'existence étaient déjà tendues avant le confinement et que celui-ci n'a pas améliorées. Bref, les pauvres, les prolétaires, les sans-domicile-fixe. Nous proposons de refaire le portraits de ces héros en carton.

 

 

 

 

 Allan Ballester, 30 ans
 « Freepreneur »



 

 

À peine une vingtaine d’années et Allan commence à travailler pour Nike puis Décathlon. En quelques années, il dénote dans l’entreprise par sa spontanéité et son investissement au sein de la firme des Mulliez. En observant les déplacements professionnels, malin, il lance un service de couchsurfing entre collègues.les interne à Décathlon. Plutôt que d'aller à l'hôtel, tu vas dormir chez ton.a collègue. Idée lucrative pour l'entreprise : plus besoin de payer les frais d’hébergement des employé.es, on peut leur conseiller d’utiliser ce service. Bonus touche « start-up nation » : elle incite à ne jamais déconnecter et nouer des liens indéfectibles entre collaborateur.rices. La société parfaite où tout le monde s’unit dans l'intérêt des patrons.

Un tipi pour les pauvres, un tepee pour les riches

C'est ainsi qu'un an plus tard, il développe l’application Tepee.pro pour faire sortir le service des murs bleus et l'ouvrir au monde entier : « le couchsurfing entre professionnels pour aider à lutter contre la pauvreté ». Il use du socialwashing pour enfoncer le clou : pour chaque nuit réservée via la plate-forme, une nuit d'hôtel est offerte à un SDF, via un système de dons, de 1 à 15€ par mois. Bien plus que le couchsurfing classique gratuit ou demandant un don de 50€ à vie.

La lutte contre la précarité, Allan la connaît bien. Il a tout quitté pour aller aider les pauvres en 2017. Il se définit alors comme SDF, et n'hésite pas à squatter chez ses potes pour démontrer qu'on peut entreprendre et être détaché des contingences matérielles. Allan a donc créé « RiSE – Homeless giving », une application pour référencer les SDF (avec leur accord), pour faciliter les dons. L’asso RiSE et Tepee.pro sont basées à Lyon d'où vient le startupeur.

À qui profite la solidarité ?

Pendant le confinement, Allan a l’idée de monter un mouvement (rien que ça), « #PourEux ». Concept simple : une team « cuistots », une team « livreur.ses de sens », toutes et toutes bénévoles. Les premier.es font de la bouffe pour les gens à la rue. Les seconds livrent les paniers (nourriture, kits d’hygiène, ou de vêtements) à vélo, tournant dans la ville à la recherche de SDF.
Les liens entre collaborateur.trices se fait via un groupe Facebook et une application qui permet l’organisation. Quelques riders que nous avons rencontrés témoignent d'une gestion managériale : politique de chiffres et d'images, de ce qui est censé être une simple action humanitaire. Leur attestation dérogatoire de confinement est signée par RiSE ( lien de subordination ? ).

Pour Allan l'image est importante. Il conseille ainsi à tout rider de se photographier avec les cuistots lorsqu’il récupère de la bouffe, ou avec les « potos de la rue » quand il la livre. Il s'agit de faire la démonstration de l'authenticité du mouvement, tout en mettant l'accent sur son aspect social.
Une fracture se matérialise dans les images publiées sur les réseaux sociaux, entre les philanthropes dévoué.es et les bénéficiaires en galère : plus de doutes sur qui appartient à quelle classe. D'ailleurs, une partie importante des riders pendant le confinement était employée chez Décathlon. Après le déconfinement, la dernière personne qui fait encore des livraisons est une personne sans-abri. D'après des utilisateurs de la plate-forme, il bosse comme un ouf… gratuitement. C’est aussi ça la solidarité macronienne, trouver un travail bénévole à une personne en demande. En espérant qu'elle reste bien pauvre et dévouée. Force à lui.

Difficile de critiquer un mouvement qui à première vue veut aider les personnes démunies tout en attisant l'esprit de solidarité chez les gens. Cependant, Allan publie tout ce qu'il fait sur une page de financement participatif continue sur le site Patreon. Les internautes peuvent donner des pourboires aux gens dont ils soutiennent les projets. Le sien, c'est celui d'un podcast audio qui donne la parole aux « potos de la rue ». Comme ça, Allan gagne un petit bonus 455 euros mensuel de 60 donateur.rices, en plus de son salaire plafonné chez Tepee.pro (un choix de sa part).

Dessin savior vigue

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Delphine Barthe, 38 ans
Aider les pauvres tout en aidant les riches

 

 

 

Delphine a vite fait le tour de son taf de consultante, cheffe commerciale ou responsable RH. Il lui fallait quelque chose de plus ancré dans le réel (ou benchmarké) mais qui garde un modèle économique viable (business plan). Véritable storytelleuse, elle trouve une petite histoire pour chaque création d’entreprise. « On a tous un vieux tombé, resté coincé comme une tortue pendant des heures », donnera Smart Alert, un bracelet électronique pour vos parents (spoiler : ça n’a pas marché). « J’ai rencontré une famille sur la Friche Saint-Sauveur que je ne pouvais laisser accoucher à Noël dans le froid », donnera Stirrup, un dispositif de logement « tremplin » pendant 6 mois pour les SDF, sur base d’un partenariat avec des propriétaires de logements vacants. Les deux projets ont été incubés à Euratechnologies. Un incubateur, c’est l’occasion de confronter son projet d’entreprise avec des professionnels de l'innovation (ils savent vous faire décoller, et faire de votre concept quelque chose d’unique).
Stirrup est déposée sous la forme d’association début 2019. Une forme qu'elle destine a devenir start-up au long terme, en adoptant dès maintenant son fonctionnement. L'asso permet une facilité de démarches et le rayonnement de crédibilité dans ses aspirations.

« Capter des logements vacants »

Puisque Stirrup agit avec des associations, le prêt de logement est considéré comme un don en nature et permet aux propriétaires de bénéficier d'une défiscalisation entre 60 et 66%.
Elle propose aux proprios de payer à sa startup le coût du logement vacant (qu'elle estime à 2500 €).
Une économie réalisée grâce au « contrat de prêt de logement » inventé pour l'occasion. Si ça se passe mal avec les personnes hébergées ? « Ça se passera bien quand même » répond Delphine au micro d'Europe 1.
Delphine a réussi à convaincre le Ministère du Logement que sa plate-forme lui permettrait d'économiser 8500 € par an par personne ( prendre en charge les pauvres serait une véritable charge pour l'État). L'idée est bonne, sauf qu'en remerciement, l'État donne à l'entreprise une partie des économies effectuées et cautionne donc le manque à gagner sur les taxes non-perçues.
Si Delphine atteint son objectif pour 2020, soit 300 personnes hébergées, et qu'elle prend la moitié de l'argent économisé par l'État et par les rentiers, ça fait environ 1,6 millions d'euros pour Stirrup. À noter que le travail d'accompagnement des familles est effectué par d’autres associations avec lesquelles Delphine travaille.

Nous avons essayé de comprendre ce qui était gagné concrètement via Stirrup :

  • une personne ou une famille à la rue ne l'est plus
  • l'État a fait des économies sur le fait que des personnes ne sont plus à la rue
  • le logement reste en bon état - le proprio pourrait spéculer sans craindre de voir la valeur de son bien immobilier diminuer
  • le propriétaire est défiscalisé (c'est de l'« optimisation fiscale »)
  • l'association utilise une partie des économies de l'État et des propriétaires pour se payer

Ce genre de start-up entérine la propriété privée tout en jouant complètement des inégalités sociales et l'enrichissement des propriétaires. Pas du tout un frein à la spéculation, au contraire, elle a tendance à l'aider, car les logements tiennent mieux lorsqu'ils sont occupés. Peu lui importe la raison qui fait qu'un logement est vacant.

Un socialwashing bien huilé ?

La duplicité de Delphine repose sur la manière dont elle définit son projet. En novembre 2019 sur Europe 1, elle déclare : « [j'ai] toujours voulu fonder une start-up qui va gagner de l'argent, avec un enjeu business ». Dans les publi-reportages qu'elle se paye pendant le confinement, Stirrup est présentée comme une asso. C'est toujours mieux de se dire associatif que start-up : pour les initiatives solidaires, l'anglicisme sonne mal. Premier socialwashing.

Au micro de BFM-Grand Lille en octobre 2019, elle emploie une rhétorique qui ne ment certes pas, mais qui priorise l'information « altruiste » sur l'information « capitaliste ». Dans un sourire éhonté, elle affirme que le premier intérêt des proprios est d'« être solidaires » puis « pour faire en sorte que les logements soient occupés et entretenus plutôt que vacants. ». Ils ne voudraient pas participer à la vacance. Le socialwashing profite aux bienheureux partenaires de Delphine.

Cependant, « quand un immeuble a des logements vacants, il peut y avoir des dégradations, du squat, des tags. ». Elle finit par admettre avec une petite moue : « c'est pour ça qu'ils prêtent, parce qu'ils gagnent de l'argent, en fait, tout simplement ». L' intérêt serait pour les propriétaires, mais il ne faut pas le dire trop vite !

Stirrup loue des logements à bas coût à des propriétaires sans en assumer la responsabilité juridique. Les possibles dégradations sont à la charge des locataires, clause stipulée dans leur contrat de prêt de logement. Delphine Barthe favorise la spéculation immobilière. Celle responsable de la crise du logement, des « 50% de sans-domiciles supplémentaires entre 2001 et 2012 », évoqués sur son site web. Stirrup fait partie donc de ces start-up-associations qui substituent un colmatage de fortune aux manquements étatiques. Ce que semble valider le Ministère du Logement.

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Florian Thieffry, 27 ans
Louis-Arnaud Motte, 32 ans
Entrepreneurs de guerre

 

 

 

 

Pendant le confinement, les lillois.es s'indignent de la création d'une marque, « Maskouzu1 », qui vend des masques faits main à 10 euros pièce. Une marque avec des valeurs : rémunération juste des couturier.ères « solidaires », produit 100% français et local (les fils d'attache sont parfois tricolores). Ces arguments peinent à détricoter l'image d'un « profit de guerre ».
L'un des associés, Florian Thieffry, est connu comme chargé de cours à Lille 2 en Sciences Politique, il fut également candidat LREM à la mairie d'Hellemmes (15,53% des suffrages au second tour).
La marque est déposée par la société « LA Consulted » une entreprise de gestion dont le nom commercial est Les Hauts de Couture. LA, c'est pour Louis-Arnaud Motte. Un autre qui s'est mis à entreprendre après une rupture avec le monde du salariat. Il a lancé ResponsaC en 2018, une marque de sacs recyclés qui met en avant des couturier.es de la région !
Tout le monde s'accorde sur un point : il faut faire travailler les couturier.es du coin et mettre le plus de drapeaux français dans la communication et idéalement sur les produits directement.

Des inconnus au bataillon

Dans la nébuleuse, un autre Motte, Hubert, a créé La vie en Belt, une marque qui produit des ceintures ou slips à partir de récup de pneus ou de tissus. Cette fois, en employant des personnes en situation de handicap (mais aussi des couturier.es de la région) !
Les Motte sont une famille illustre de la région de Lille, comme les Mulliez, les Prouvost ou les Masurel. Côté « entrepreneur qui sort de nulle part », on repassera. Louis-Arnaud a quand même tenté de masquer son identité. Quand il se présente dans ses vidéos promotionnelles ou sur les réseaux sociaux, il dit juste son prénom ( Louis-Arnaud est un prénom vraiment « lambda »).
Les Thieffry sont moins connus, mais ils sont liés à Vitamine T (T pour « travaille ! »). Une plate-forme d'insertion professionnelle assez importante pour le patronat local, créée par Pierre de Saintignon (ex-premier adjoint de Martine Aubry). Florian ne vient donc pas non plus « de nulle part », son nom discret est pratique pour éviter de se faire repérer trop rapidement.

Le Souffle du Medef

Toutes ces belles personnes se sont retrouvées dans les mêmes espaces, des incubateurs, chez Entreprises & Cités (une pépinière d'intérêts patronaux basée à Marcq-en-Barœul), dans les dîners de famille... Des moments parfaits pour tisser ces liens de networking qui s'autopersuadent que l'entrepreneuriat « innovant » est un truc méga important.
Ainsi Tepee.pro (Allan Ballester) a organisé sa soirée de lancement en invitant La vie est Belt (Hubert Motte) et Stirrup (Delphine Barthe) en octobre 2018 dans un bar branché du Vieux-Lille. Nickel.
Dans le même genre, Entreprises & Cités permet la rencontre de Hubert Motte, Louis-Arnaud Motte et Florian Thieffry avec Yann Orpin, le président du Medef de Lille. Parfait.
Dernièrement, Delphine Barthe a été invitée à causer dans Keep Cool, « l'émission tech qui fait du bien », auprès de Christophe Itier (LREM, actuellement Haut-Commissaire à l'ESS et à l'Innovation sociale), mais aussi le patron de French Tech (Euratechnologies) et le président d'Entreprises & Cités. Un vase clos, on vous dit !

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 Gérard Mulliez, 89 ans
Auchanger le monde

 

 

 

Gérard Mulliez, 89 ans et figure patriarche du groupe Auchan, cerne les nouveaux enjeux du prochain capitalisme. Dans un contexte où, selon l’AFP « la perte annuelle du groupe Auchan Holding a atteint 1,286 milliard d'euros, [soit] une dégradation de 12,3% par rapport à 2018 », il est urgent de se réorganiser. Le vieux « Gérard » comme il aime se faire appeler, donne de nouvelles pistes… En effet, dans une conférence « Flandres Business Club » donnée en avril 2019 à Entreprises & Cités (siège du MEDEF et autres bons samaritains), Gégé annonce ses plans.
À une question sur la transition écologique, Gérard Mulliez, répond de manière très lucide et l’on comprend très vite où peut se situer la reconversion du groupe Auchan. « Un garçon est venu me voir en me disant "est-ce que je peux utiliser quelques mètres carrés à coté de votre centre de formation pour faire de la permaculture", je lui ai dit "ok tu peux y aller" puisqu’il n’y a rien (…) aujourd’hui il a mis en œuvre 4 hectares de permaculture, il a prouvé qu’on pouvait vivre avec un à deux hectares de permaculture pour une famille, on peut sortir un revenu de 4000 euros par mois ».

Permaculture de classe

Demain les Mulliez pourront être propriétaires des outils de productions agricoles et à la fois diffuseurs de productions éco-responsables. Imaginez les profits à réaliser et l’écart à diminuer entre bénéfice sur un travailleur indépendant et une force de travail pressurisée par le groupe Auchan. Gérard de voir les yeux briller : « Aujourd’hui, il n’y a aucune raison qu’il y ait du chômage en France, puisqu’un cultivateur en France a besoin de 50 hectares pour vivre alors que la permaculture s’en contente d’un ou deux ». C’est qu’il a le sens du commerce, et de souligner « la permaculture permet de la culture permanente toute l’année du 1er janvier au 31 décembre. Toute l’année. » Et de montrer qu’il s’y connaît, le marlou : « la permaculture, c’est du bio plus large que du bio » dit-il. Il y connaît un rayon, au rendement ! Il n’hésite pas à se lancer dans une apologie hallucinante et très concrète de cette technique agricole plus écolo que les écolos.
S’installer en permaculture à son compte, c’est impossible ou masochiste. Heureusement, les Mulliez sont là, grands philanthropes. Les ouvrier.es du textile de jadis sont les agriculteurs « plus larges que le bio » de demain...
Vous voilà prévenus !

 

Nos solidarités, leurs humanitarismes

C'est le moment de faire la différence entre nos solidarités et leur humanitarisme (dans le dico : Doctrine humanitaire jugée utopique, vaine ou même dangereuse). Sous le vernis « solidaires », leurs initiatives étalent une morale judéo-chrétienne qui se positionne entre assistance à personne en danger et charité mal placée. Le bourgeois s’offre le luxe d’une bonne conscience, par ses bonnes actions dégoulinantes de bons sentiments. Nos solidarités, elles, sont des actes partisans, des soutiens éthiques aux opprimé.es par des dominations contre lesquelles l’on s'insurge. L’humanitarisme manipulé par la classe dominante devient un secteur d'activité du capitalisme. Ici la pitié devient valeur marchande moraliste, au détriment de l’éthique.

Si la forme associative est la forme privilégiée de nos solidarités. Ces entrepreneur.euses lui préfère la fomule start-up. Elle permet la levée de fonds bancaires et la revente, donc une plus-value future. Elle facilite également l'entrée de mises de départ prêtées par l'entre-soi (famille, investisseurs-potes de tout bord).

Si parfois la forme associative est retenue. La bougoisie y applique un fonctionnement entrepreneurial et gagne en souplesse sur les contrôles financiers (un bilan comptable par an, les autres contrôles ne se font que sur dénonciation). Cette gestion démontre la volonté de muter notre modèle associatif en entreprise rejoignant les avantages évoqués précédemment. Quelle soit l'option choisie c'est gagnant-gagnant.
On voit bien que nos héros locaux n'en sont pas à leur coup d'essai en termes de socialwashing et greenwashing. Ils ont senti de loin le filon lucratif. Il y a fort à parier que ces personnes sont moralement persuadées de faire le bien. Leur propagande visuelle appuie cette authenticité. La crise de la Covid n'est qu'une bande-annonce de la version 2.0 du capitalisme. Ce nouveau capitalisme à venir est celui qui s'empare des questions Socialistes : redistribution des biens de manière égalitaire. Sans pour autant déconstruire la nécessité de surproduction et d'exploitation (pour ne citer que cela).
En somme pour nos héros la seule solidarité à l’œuvre reste celle qui a toujours eu court : leur solidarité de classe. N'en déplaise à leurs « bonnes intentions » (dont la route pour l'enfer est pavée).

Texte : Lud, Sacha, Harry Cover.
Dessins : Lazare et Vigue

1. LREM et coronavirus : les affaires sont les affaires, luttennord.wordpress.com, 5 mai 2020, kheynialo

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