Petite leçon d’histoire pour une gauche au pouvoir

fnSi le département du Nord est marqué par l’empreinte de la gauche et des luttes sociales, il a aussi été un terrain d’ancrage pour l’extrême droite. Systématiquement, au rythme des crises politiques ou sociales, celle-ci a en effet refait surface et tenté d’attirer à elle les ouvriers.

La stratégie de séduction des masses ouvrières menée par le FN depuis plus de 20 ans n’a rien d’une innovation. Elle est de celles qui ont déjà été utilisées par toutes les mouvances d’extrême droite au cours de l’histoire, du boulangisme des années 1880, à l’Action Française à la veille de la Première Guerre mondiale et jusqu’aux ligues nationalistes des années 1930.

Lire la suite : Petite leçon d’histoire pour une gauche au pouvoir

Petite Leçon d'histoire pour une gauche au pouvoir. L'extrême droite et les ouvriers

histoireSi le département du Nord est marqué par l'empreinte de la gauche et des luttes sociales, il a aussi été un terrain d'ancrage pour l'extrême droite. Systématiquement, au rythme des crises politiques ou sociales, celle-ci a en effet refait surface et tenté d'attirer à elle les ouvriers.
Lire la suite : Petite Leçon d'histoire pour une gauche au pouvoir. L'extrême droite et les ouvriers

Le chômage est inhérent au système capitaliste

marche chomeursEn 2013, la région Nord-Pas de Calais n’a jamais compté autant de chômeurs (370 000 inscrits à Pôle Emploi). Face aux pouvoirs qui instaurent une exploitation de la précarité, La Brique a voulu interroger la lutte des précaires. Nous avons rencontré l’historien Marc Leleux, auteur d’une précieuse Histoire des sans-travail et des précaires du Nord (1), qui nous a parlé des mouvements de chômeurs des années 1930 et de leur « Marche de la Faim ». Ce n’est pas l’histoire d’une victoire, mais elle rappelle que la lutte pour l’autonomie est une lutte permanente.

Lire la suite : Le chômage est inhérent au système capitaliste

Les bourgeois prennent le pouvoir

Dans les premiers mois de la Révolution, patrons et négociants lillois profitent de la situation pour s’imposer face aux autorités municipales tenues par la noblesse. Au prix d’une répression de la révolte populaire qui se veut exemplaire. Reportage de notre envoyé spécial.

Vingt-trois juillet 1789. L’échafaud est dressé sur la Grand’Place de Lille. Il est plus de quatre heures de l’après-midi et les cloches résonnent pour ameuter la foule. L’homme qui va être pendu en public s’appelle Charles-Louis Monique, un pauvre anonyme comme tant d’autres qui peuplent la ville. Le jugement rendu par le tribunal de la maréchaussée l’accuse de « vol commis vis-à-vis d’une Maison qui était pillée pendant une émeute ». Quelques pièces volées, dont une en or, dans une demeure luxueuse. À Paris la Bastille est prise depuis neuf jours ; à Lille on continue à exécuter « de par le Roi ». Pour l’exemple.

Lire la suite : Les bourgeois prennent le pouvoir

De quelques mythes à balayer

patronatDans le Nord, il en est encore pour repeindre en héros mythiques les figures les plus voraces du capitalisme industriel. « Nos » patrons seraient parés de toutes les vertus morales : bienveillants, courageux, charitables ou généreux, ils seraient tout entier occupés à servir le dynamisme de la région. Pas tout-à-fait ce que racontent les livres d’histoire.

Lire la suite : De quelques mythes à balayer

Filature Mossley : Lutte des classes... dans la ville (1/2)

filature MossleyLa lutte de classe à l’usine, on connaît bien : ouvriers contre patron, revendications, grève, occupation. La lutte de classe dans la ville : c’est autre chose. Un ennemi plus diffus, une lutte moins balisée. C’est pourtant deux aspects qu’ont réussi à combiner les salariés et soutiens de la filature Mossley à Hellemmes. Premier épisode : une lutte de neuf mois dans l’usine.

Lire la suite : Filature Mossley : Lutte des classes... dans la ville (1/2)

Le front lillois de la guerre d’Algérie

messaliDans les années 1950 à Lille, on compte entre 2500 et 3000 algériens. Des prolétaires pour la plupart. Bien avant les débuts de la guerre en 1954 ils intègrent les rangs de l’indépendance algérienne. Mais ici comme ailleurs, le mouvement nationaliste est entre deux feux. D’un côté, la police réprime d’une main de fer les militants algériens et leurs soutiens. De l’autre, la lutte entre les partisans du leader historique Messali Hadj et ceux du FLN tourne au règlement de comptes armé.

Lire la suite : Le front lillois de la guerre d’Algérie

De la Révolution à l’Ordre « républicain »

1848Quand survient la Révolution de 1848, Lille connaît le début d’une autre révolution. Les fabriques se multiplient, tandis que les prolétaires s’entassent dans les quartiers anciens. Les ouvrier-ères subissent chômage et pauvreté : la peur de l’insurrection hante les classes dirigeantes. Durant les quatre années qui suivent la proclamation de la Seconde République, l’Ordre se durcit et anéantit progressivement ce régime que les révolutionnaires avaient voulu « démocratique et social ». Jusqu’au coup d’Etat de Bonaparte du 2 décembre 1851. La Brique a voulu jeter un regard local sur cette Réaction.

Lire la suite : De la Révolution à l’Ordre « républicain »

Fin des années 1990... Corruption à lille

corruptionLes « affaires » tombent vite dans l’oubli. Elles traînent quelques jours, quelques semaines, on s’arrange en coulisses, les journalistes regardent ailleurs... Et la vie « démocratique » reprend son cours : les notables et les élus sont propres et dévoués au peuple. Demandez donc à votre entourage s’il se souvient de l’affaire de « Roger la banane ».

Lire la suite : Fin des années 1990... Corruption à lille

Un lieu phare du socialisme : l’Union de Lille

mauroyDe la gloire au trou noir

Il subsiste place Vanhoenacker à Lille-Moulins une façade imposante qui donne accès à un supermarché minable en lieu et place d’une institution ouvrière et socialiste remarquable. Au-dessus de l’entrée, toujours gravés dans la pierre, ces mots : « Coopérative L’Union de Lille ». Mais aucune plaque ni panneau sur la façade pour signaler ce qui se trama dans un lieu qui articula lutte alimentaire et lutte politique.

Lire la suite : Un lieu phare du socialisme : l’Union de Lille

La rue Négrier

La rue Négrier

La rue Négrier à Lille doit son nom à un militaire formé lors des guerres napoléoniennes. Quand il prend le commandement de la 16e division de la Garde Nationale de Lille en 1847, le général François-Marie-Casimir de Négrier a déjà perpétré nombre de massacres.

Lire la suite : La rue Négrier

« Auchan-sur-Marcq »

Lors de la création de Villeneuve d’Ascq, les pouvoirs publics ont confié aux entrepreneurs la mission de rendre fertiles les terres nouvelles. Ainsi, les exploitant-es ont été remplacés par des exploiteurs. Les Mulliez, plus que n’importe qui, ont su en profiter pour s’implanter massivement... avec la complicité des socialistes du terroir.

Lire la suite : « Auchan-sur-Marcq »

Calais : Séjour en Absurdistan

JPEG - 683.8 koEntre l’été 2007 et mai 2008, nous avons effectué dans une démarche de témoignage un certain nombre de séjours en immersion auprès des populations migrantes à Calais, de jour comme de nuit. Nous avons pu constater à quel point la situation n’a pas changée depuis la fermeture de Sangatte. Entre l’arbitraire policier et l’incohérence des politiques migratoires, Calais reste une zone de non droits pour les exilé-es du monde entier. Compte-rendu d’investigation…*

Lire la suite : Calais : Séjour en Absurdistan

Le LEM ferme ses portes ? Même pas mort !?

Mauvaise nouvelle. Le Lieu d’Expérimentation Multidisciplinaire, situé dans une ancienne visserie rue de Wazemmes, ferme ses portes. La Brique en profite pour interroger une place qui se voulait alternative. Rencontre avec Marc Mounier-Kuhn, membre actif de l’association et du lieu. Au menu, mécénat public, autogestion et un nouveau projet : le collectif LEM Utopia.

Lire la suite : Le LEM ferme ses portes ? Même pas mort !?

Page 2 sur 3

Sur le même sujet