Des libraires dans l'étau

furet 1Le Nord est la deuxième région de France qui compte le moins de librairies par habitants... après la Corse. Alors que le numérique vient doubler les gros supermarchés du livre que sont le Furet et la FNAC, la situation n'est pas près de s'arranger. On est allé interroger deux figures de libraires de la métropole : Thibaut, de « feu » l'Harmattan et Émily, des Lisières, à Roubaix. On a parlé rencontres, Fnac, numérique, et résistances...

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Quelques feuilles volantes

beet 1Fureur et Mystère, une revue  littéraire et onirique

L’idée de la petite brochure, un format A6, a fusé au printemps 2013 sur le coin de table d’un restaurant. Les deux copines, à l’origine du projet, voulaient mettre en valeur et partager le travail de leurs connaissances : écrivains, dessinateurs et photographes. L’objectif premier était de faire ensemble : « On fonctionne à l’horizontale, il n’y a pas de hiérarchie dans le processus de création du fanzine ». Pour chaque numéro, des artistes sont sollicités autour d’un thème réparti en douze rubriques, mêlant images et textes. Depuis le dernier numéro, les deux filles se sont regroupées en comité de rédacteurs avec les auteurs les plus prolifiques. Ainsi ils ont décidé de produire ce numéro eux-mêmes grâce au matériel d'impression et aux conseils de la maison d’édition Les Venterniers. « ça donne de l'énergie. Tu ne le distribues pas de la même manière quand tu as fait main l'objet, quitte à en faire moins. Nous n’avons pas de rapport financier à la chose ». La diffusion se fait à la criée sur le marché de Wazemmes, mais également dans le métro et les Lavomatics. Le numéro 5, Faut qu’ça saute, un ange passe, sera disponible à deux euros au Café Citoyen, au Lithium et à l’Écart. Des projets, ces artistes en ont plein, notamment des ateliers d’écriture poétique avec les prisonniers de Sequedin.
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Petite leçon d’histoire pour une gauche au pouvoir

fnSi le département du Nord est marqué par l’empreinte de la gauche et des luttes sociales, il a aussi été un terrain d’ancrage pour l’extrême droite. Systématiquement, au rythme des crises politiques ou sociales, celle-ci a en effet refait surface et tenté d’attirer à elle les ouvriers.

La stratégie de séduction des masses ouvrières menée par le FN depuis plus de 20 ans n’a rien d’une innovation. Elle est de celles qui ont déjà été utilisées par toutes les mouvances d’extrême droite au cours de l’histoire, du boulangisme des années 1880, à l’Action Française à la veille de la Première Guerre mondiale et jusqu’aux ligues nationalistes des années 1930.

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Petite Leçon d'histoire pour une gauche au pouvoir. L'extrême droite et les ouvriers

histoireSi le département du Nord est marqué par l'empreinte de la gauche et des luttes sociales, il a aussi été un terrain d'ancrage pour l'extrême droite. Systématiquement, au rythme des crises politiques ou sociales, celle-ci a en effet refait surface et tenté d'attirer à elle les ouvriers.
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Le chômage est inhérent au système capitaliste

marche chomeursEn 2013, la région Nord-Pas de Calais n’a jamais compté autant de chômeurs (370 000 inscrits à Pôle Emploi). Face aux pouvoirs qui instaurent une exploitation de la précarité, La Brique a voulu interroger la lutte des précaires. Nous avons rencontré l’historien Marc Leleux, auteur d’une précieuse Histoire des sans-travail et des précaires du Nord (1), qui nous a parlé des mouvements de chômeurs des années 1930 et de leur « Marche de la Faim ». Ce n’est pas l’histoire d’une victoire, mais elle rappelle que la lutte pour l’autonomie est une lutte permanente.

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Les bourgeois prennent le pouvoir

Dans les premiers mois de la Révolution, patrons et négociants lillois profitent de la situation pour s’imposer face aux autorités municipales tenues par la noblesse. Au prix d’une répression de la révolte populaire qui se veut exemplaire. Reportage de notre envoyé spécial.

Vingt-trois juillet 1789. L’échafaud est dressé sur la Grand’Place de Lille. Il est plus de quatre heures de l’après-midi et les cloches résonnent pour ameuter la foule. L’homme qui va être pendu en public s’appelle Charles-Louis Monique, un pauvre anonyme comme tant d’autres qui peuplent la ville. Le jugement rendu par le tribunal de la maréchaussée l’accuse de « vol commis vis-à-vis d’une Maison qui était pillée pendant une émeute ». Quelques pièces volées, dont une en or, dans une demeure luxueuse. À Paris la Bastille est prise depuis neuf jours ; à Lille on continue à exécuter « de par le Roi ». Pour l’exemple.

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De quelques mythes à balayer

patronatDans le Nord, il en est encore pour repeindre en héros mythiques les figures les plus voraces du capitalisme industriel. « Nos » patrons seraient parés de toutes les vertus morales : bienveillants, courageux, charitables ou généreux, ils seraient tout entier occupés à servir le dynamisme de la région. Pas tout-à-fait ce que racontent les livres d’histoire.

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Filature Mossley : Lutte des classes... dans la ville (1/2)

filature MossleyLa lutte de classe à l’usine, on connaît bien : ouvriers contre patron, revendications, grève, occupation. La lutte de classe dans la ville : c’est autre chose. Un ennemi plus diffus, une lutte moins balisée. C’est pourtant deux aspects qu’ont réussi à combiner les salariés et soutiens de la filature Mossley à Hellemmes. Premier épisode : une lutte de neuf mois dans l’usine.

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Le front lillois de la guerre d’Algérie

messaliDans les années 1950 à Lille, on compte entre 2500 et 3000 algériens. Des prolétaires pour la plupart. Bien avant les débuts de la guerre en 1954 ils intègrent les rangs de l’indépendance algérienne. Mais ici comme ailleurs, le mouvement nationaliste est entre deux feux. D’un côté, la police réprime d’une main de fer les militants algériens et leurs soutiens. De l’autre, la lutte entre les partisans du leader historique Messali Hadj et ceux du FLN tourne au règlement de comptes armé.

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De la Révolution à l’Ordre « républicain »

1848Quand survient la Révolution de 1848, Lille connaît le début d’une autre révolution. Les fabriques se multiplient, tandis que les prolétaires s’entassent dans les quartiers anciens. Les ouvrier-ères subissent chômage et pauvreté : la peur de l’insurrection hante les classes dirigeantes. Durant les quatre années qui suivent la proclamation de la Seconde République, l’Ordre se durcit et anéantit progressivement ce régime que les révolutionnaires avaient voulu « démocratique et social ». Jusqu’au coup d’Etat de Bonaparte du 2 décembre 1851. La Brique a voulu jeter un regard local sur cette Réaction.

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Fin des années 1990... Corruption à lille

corruptionLes « affaires » tombent vite dans l’oubli. Elles traînent quelques jours, quelques semaines, on s’arrange en coulisses, les journalistes regardent ailleurs... Et la vie « démocratique » reprend son cours : les notables et les élus sont propres et dévoués au peuple. Demandez donc à votre entourage s’il se souvient de l’affaire de « Roger la banane ».

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Un lieu phare du socialisme : l’Union de Lille

mauroyDe la gloire au trou noir

Il subsiste place Vanhoenacker à Lille-Moulins une façade imposante qui donne accès à un supermarché minable en lieu et place d’une institution ouvrière et socialiste remarquable. Au-dessus de l’entrée, toujours gravés dans la pierre, ces mots : « Coopérative L’Union de Lille ». Mais aucune plaque ni panneau sur la façade pour signaler ce qui se trama dans un lieu qui articula lutte alimentaire et lutte politique.

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La rue Négrier

La rue Négrier

La rue Négrier à Lille doit son nom à un militaire formé lors des guerres napoléoniennes. Quand il prend le commandement de la 16e division de la Garde Nationale de Lille en 1847, le général François-Marie-Casimir de Négrier a déjà perpétré nombre de massacres.

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En brèves

  • Va-t-on nous ravir Le Ravi ?

    Cet hiver, le journal satirique provençal sortait une enquête sur l'Office départemental d’éducation & de loisirs du Var (ODEL). Le Ravi y révèle que les cadres de cette asso' de loi 1901, arrosée par les pouvoirs publics, touchent de beaux salaires : on en voit même un émarger à 177 625 euros...

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  • Bastamag fait la nique à Bolloré

    En 2012, Bastamag publie un papier sur l'accaparement des terres agricoles en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Parmi les investisseurs : le « groupe Bolloré, via une holding luxembourgeoise, la Socfin ». Cette dernière « gère des plantations d'hévéas et de palmiers à huile en Afrique et en...

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  • Lettre ouverte des étudiant.es dubliné.es

    "Nous sommes des étudiants exilés inscrits dans les différentes facultés de Lille sur ses 3 campus : Cité scientifique, Pont de bois et Moulins. Nous ne sommes pas dans le programme Pilot de l’Université de Lille. Notre demande d’asile a été enregistrée par la Préfecture en procédure...

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  • La Brique n°54 sur les ondes

    Le jeudi 29 mars, La Brique présentait son dernier numéro "L'erreur est urbaine", au Alt'O Post à Fives. Cette présentation a été réalisée en présence de l'APU Fives ainsi que de la maman de Sélom. Ce dernier a été happé par un TER avec son ami Matisse, alors qu'ils fuyaient une brigade de police....

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  • 10 Avril - Faidherbe doit tomber

    Le 10 avril prochain à la MRES, le collectif Afrique, Survie Nord, le FUIQP 59/62 et l'Atelier d'Histoire critique lanceront officiellement leur campagne "Faidherbe doit tomber". L'objectif, à l'image des campagnes états-uniennes de l'été dernier visant à déboulonner les statues des généraux...

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  • Les Pimkie piqué.es au vif !

    Le 8 janvier dernier, le groupe Mulliez annonçait profiter de la nouvelle loi Macron visant « à simplifier l'embauche » pour supprimer des postes dans l'une de ses entreprises : Pimkie. Grâce aux ordonnances Macron, c'est au total 208 suppressions de postes qui étaient annoncées, et 37 fermetures...

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  • Pour les FFOC, cétacé !

    Les femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC, ceci n'est pas une blague) étaient devant le commissariat central de Lille le 7 janvier dernier pour dire non, non et non aux policier.es victimes d'agressions. Si peu de temps après que Sélom et Matisse soient morts en fuyant la police, La Brique a...

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  • COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF DE RÉSISTANCE À LA SÉLECTION

    A la suite de l'Assemblée Générale de lutte contre la sélection (25/01/2018) L'Assemblée Générale qui a eu lieu ce jour contre la sélection à l'université, et plus largement contre le plan étudiant, a réuni une centaine de personnes. Elle nous a permis de revenir en détail sur toutes les réformes...

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  • Soutenez la presse libre

    Ce qu'il faut défendre ! Alerte ! Le mensuel marseillais (national) CQFD est en galère. Avec la suppression de leurs deux emplois aidés et la baisse lancinante de leurs ventes en kiosque et par abonnement, le canard au chien rouge a besoin de soutien pour poursuivre son combat. "Pas de sub ni de...

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  • La Brique sur les ondes

    La Brique, notre journal sans peur, sans reproche, sans publicité, sans subventions, sans concession était sur les ondes de Radio Campus Lille le 23 décembre 2017. Interview depuis un des petits salons du Casinos Barrière, on fait le point sur le numéro 52. Pour écouter l'émission, c'est par ici...

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