Hors canard

UNE SOCIÉTÉ CIVILE TRÈS PRIVÉE

test macron ryy

Depuis sa création, « En Marche », le parti du nouveau monarque, se revendique de la « société civile ». Le 11 mai, Richard Ferrand, son secrétaire général – aujourd'hui ministre des territoires à deux doigts du licenciement suite à ses turpitudes – affirme non sans cocasserie que la sélection des candidats d'En Marche « marque le retour définitif des citoyens au cœur de la vie politique »1. Statistiques à l’appui, il indique que « 52 % de candidates et candidats sont issus de la société civile ». Mais de quelle « société civile » parle-t-on ?

Lire la suite...

Le talentueux Monsieur Itier

itierLa « fin de l’État-Providence », Christophe Itier, candidat macroniste à la députation dans la 1ère circonscription du Nord, la souhaite de tout son coeur. Dans la bouche du directeur général d'une association s'occupant de gamins en difficulté, ça détonne. C'est que pour lui, la Sauvegarde du Nord – la structure dont il est le patron – n'est pas une association à but non lucratif, mais une entreprise comme une autre. Celle-ci doit être rentable, quitte à mettre sous pression les professionnel.les du secteur et à en choisir les publics. Au regard de son parcours, on comprend mieux son adhésion inébranlable au crédo néolibéral.
 
Lire la suite...

Quand Nord Littoral ironise sur la misère des exilé.es

odievrefinalpetit

Édouard Odièvre est journaliste à Nord Littoral. Découvert au détour d'un article fumeux traitant d'une énième destruction d'un campement de survie des exilé.es de Calais, notre sang n'a fait qu'un tour. De jeux de mots mal sentis en commentaires douteux, sa plume médiocre fait partie de celles qui distillent des idées haineuses dans des papiers dépourvus de toute analyse - mais salement politisés.

Lire la suite...

Ramdam sur le macadam

plan circulationÀ Lille, ces derniers mois, ce serait la « paralysie », « l'asphyxie », « l'enfer », la « galère », voire « l'anarchie », et même le « chaos ». C'est bien simple : « la situation est explosive ». En cause, le nouveau plan de circulation lillois, élaboré par la municipalité avec l'objectif de limiter le trafic dans l'hyper-centre. Monté en psychodrame par La Voix du Nord, il semble surtout refléter la « pagaille » au sein de la rédaction du journal, qui n'hésite pas à en faire des caisses.

Lire la suite...

Quand l'État administre le désastre

 JPI3283Depuis sa création en 2007, La Brique analyse régulièrement la situation des réfugié.es bloqué.es sur le littoral du nord de la France. Au fil des années, nous avons recueilli dans nos colonnes leurs paroles et réalisé des reportages sur leurs conditions d'accueil déplorables, et sur la surenchère sécuritaire qu'illes subissent. Nous avons choisi de dénoncer dans ces pages1 la manière dont les gouvernements – à droite comme à gauche – s’emploient depuis quinze ans, au travers de dispositifs logistiques alliant le sécuritaire à l’humanitaire, à maintenir les réfugié.es dans la non existence.
 
Lire la suite...

La divergence des luttes

manif de flicsLille, le 28 octobre. Il est 22 h quand déboulent sur le boulevard de Liberté deux grosses cylindrées roulant à cent à l’heure entre les bus et les badauds. Un rodéo en plein centre-ville ? Non, juste deux équipages de la BAC venus appuyer, toutes sirènes hurlantes, leurs 300 collègues amassé.es sur la place de la République. Ils arborent leur panoplie complète : brassards, uniformes, cagoules et armes à feu. Le drapeau tricolore étendu sur le pavé achève l’inquiétant décor planté partout en France depuis quelques semaines. En s’approchant, on discerne les spots des caméras qui percent çà et là cette foule en bleu-marine. Les keufs appellent les autres travailleur.ses à les rejoindre dans leur mouvement. Pourquoi ne pas lutter auprès de nos « camarades » les flics ? Des raisons, on en a trouvé plusieurs...
 
Lire la suite...

La Brique relaxée pour absence de motivation

canard flic 1 largeLe 22 février 2015, le journal est verbalisé par la police municipale pour avoir vendu le canard à la criée. On refuse de payer, la mairie nous intente un procès. Lors de l’audience du 4 octobre devant le tribunal de proximité, la décision de justice a été mise en délibéré au 8 novembre. Un mois pour le juge, ce n'est pas de trop pour réviser ses fondamentaux. C’est donc aujourd’hui que l’issue de ce procès rocambolesque a été dévoilée. Et heureusement,  La Brique a été relaxée.

Si nous avons mis autant de temps à relater notre procès tragi-comique, c'est qu’au même moment d'autres accusations méritaient plus d'attention que la nôtre : celle des 8 de Goodyear, les accusés d'Amiens, et les militants du rond-point des Postes1. Pour autant, si l’amende encourue par notre palmipède peut sembler dérisoire – 61 euros – les enjeux de notre procès ne l’étaient pas. Il remettait en cause la liberté de diffusion de la presse, tout en faisant peser une menace sur l’une de nos principales sources de revenu : les criées. Le procès a été à la hauteur de l'accusation : absurde.

 

Lire la suite...

Pneus brûlés et criminalisation du mouvement social

manif pneuLe printemps a fait l’objet d’une vague sans précédent de condamnations de militant.es par la justice. Dans la région Hauts-de-France, les juges ne sont pas en reste ! Le 4 octobre dernier, alors que La Brique est en procès pour vente à la criée illégale, six militants sont jugés pour avoir brûlé des pneus sur le rond-point des Postes à Lille. La criminalisation du mouvement social n’est pas prête de s’arrêter.
 
Lire la suite...

Dégénération identitaire à Lille

cochonQuatre ans après la fermeture de la « Vlaams huis » (littéralement « La maison flamande »), un lieu de « convivialités » entre vieilles gouapes d'extrême-droite à Lambersart, c'est sous une autre forme et avec un nouveau-porte étendard que la mauvaise herbe repousse : « La Citadelle ».
 
Lire la suite...

Hé ho, au bout du rouleau !

le foll julien pitinome

Lundi 4 Juillet à Lille se tenait une espèce de meeting – c'est du moins comme cela que le machin était présenté – initié par le collectif « Hé ho la gauche », la réunion des derniers soutiens à François Hollande. Car oui, il y en a. En dépit d'un important dispositif visant à ne faire entrer que les membres du parti, La Brique a pu s'y infiltrer. Et constater à quoi ressemble une thérapie de groupe pour s'auto-persuader qu'on est de gauche, et galvaniser les foules en soutien à un candidat qui n'existe pas.

Lire la suite...

Sur le même sujet