Brèves

La Brique sur les ondes radio

Vendredi 13 janvier 2017, l'émission La Voix sans maître (sur Radio Campus Lille) invitait l'équipe du journal La Brique pour discuter du dernier numéro "La Conquête de l'espace" et notamment sur trois articles du dossier sur les femmes dans l'espace public.

L'émission est écoutable ici (l'entretien débute à 20 minutes et 45 secondes).

L'Insoumise

Communiqué de l'Insoumise
 
Hier, mercredi 4 janvier, vers 19h nous apprenons par des gens du quartier que la police municipale entre par effraction dans L'Insoumise.
Nous arrivons pour constater que des uniformes surveillent la porte en attendant que l'entreprise Rabot-Dutilleul ferme le lieu. Le responsable de la mairie nous assure qu'il ne s'agit que d'un placage en bois provisoire en attendant qu'un expert considère si l'incendie n'a pas endommagé la structure du bâtiment. Auquel cas il n'y aurait pas d'expulsion. Nous savons que la structure du bâtiment n'a pas été touchée, les pompiers nous l'ont confirmé. Nous savons aussi que les flics comme la mairie mentent comme des arracheurs de dents.
Du monde arrive, ça commence à gueuler. Ils appellent du renfort, on fait de même, assez rapidement on se retrouve une bonne cinquantaine à voir ce qu'on peut faire devant les lieux. Les CRS se pointent, chiens en laisse et flashball en bandoulière. On gueule : « La mairie profite de l'incendie », « Prolo dégage, la mairie aménage », « Une expulsion, mille ouvertures ». Bousculade, manif sauvage, les flics chargent et gazent, on se disperse 200m plus loin.
Le lendemain matin la mairie mure, l'expert ne passera jamais. La mairie a trouvé une bonne excuse pour en finir avec ce lieu. Rappelons qu'elle fait suite à celle, la semaine dernière, des mineurs isolés des Olieux, toujours livrés aux tenailles du froid.
Retrouvons-nous dans les locaux voisin de la CNT ce dimanche 8 janvier à 13h pour trouver une réponse collective face à la gentrification et à ces nouvelles expulsions hivernales.
 
Pas de toit, pas de pitié.
 
L'Insoumise

Expulsion des jeunes des Olieux

Après plusieurs tentatives avortées, la préfecture et la mairie d'Aubry ont finalement réussi leur coup : le parc des Olieux, qui servait de refuge à des dizaines de jeunes mineur.es isolé.es, a été évacué. Le camp de fortune a été karcherisé et grillagé pour éviter tout retour. Difficile aujourd'hui de s'imaginer que des dizaines de mineur.es ont vécu nuit et jour pendant un an et demi sur ce carré debitume. Le prétexte ? La « mise à l'abri » de ces jeunes au lancement de la trêve hivernale. La réalité ? Les jeunes sont éloigné.es de leurs réseaux de solidarités et ne sont plus visibles. Après un recensement partiel, une solution bancale de « mise à l'abri » a éparpillé les jeunes de Dunkerque à Cassel. À Moulins, le collectif des Olieux, toujours aussi déterminé, est parvenu à loger en urgence les jeunes encore présent.es en mobilisant leurs réseaux. Quelques affiches sont distribuées aux voisins pour les remercier de leur soutien.
Samedi 3 décembre, la lutte se poursuit. Devant le parc J.-B. Lebas, les jeunes mineur.es prennent laparole devant une petite centaine de soutiens : « Aucun enfant ne devrait se retrouver seul dans un commissariat à se faire interroger sur son âge, et pourtant c’est ce qui se passe tous les jours en France ».
Le rassemblement se transforme en marche festive et se termine sur l’ouverture d’une baraque au 32 rue de Fontenoy.
Dix jours après, les keufs bouclent le quartier, vident le squat et murent portes et fenêtres. L'artillerie lourde est de sortie : PAF, RAID, BAC déployé à tous les angles. Résultat : une interpellation et retour à la rue pour les jeunes réfugié.es. Plus que jamais ils et elles ont besoin de soutien, contactez le collectif des Olieux.
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Splash !

Modeste Richard, dessinateur à La Brique et à Hors-sol, organise une expo au Ici bar, 10 rue Inkermann du 31 janvier au 17 mars.
Vous n’y croiserez que du beau monde : le charitable Gérard Mulliez (notre mère Thérésa), BHL (l’André Malraux du troisième millénaire), Jérémy Rifkin (grosse tête de la troisième révolution industrielle), mais aussi DSK et autres figures de la classe triomphante embaumées par ses coups de crayon.

« Les poubelles sont pleines, les frigos sont vides, glanons ! »

Ce 18 novembre, devant le McDo Grand’Place, le collectif Poubelles en N’or’d a partagé des burgers vegan fabriqué avec de la récup’. Les bénévoles venaient manifester contre le CETA et sensibiliser le chaland contre le gaspillage alimentaire. Depuis novembre 2015, ils et elles recyclent le contenu des poubelles des supermarchés pour récupérer légumes, fruits, produits laitiers et pains. Ces fines bouches stockent et donnent gratos leur butin à plus de cent personnes par semaine. Vous pouvez les retrouver au Local, Usine Bis, 17 rue Philippe de Comines à Moulins les mercredis et vendredis, ou tous les troisièmes jeudis du mois à L’Insoumise pour une cantine vegan.
www.poubelles-en-or.fr

Les fachos font de la BD

Dans un style visiblement pompé sur le regretté Gotlib, le dessinateur Marsault aime s’illustrer tabassant des femmes, cognant sur des contestataires (« Tu nous fais chier, t’entends ! »), représenter des chars d’assaut… Adulé par l’extrême-droite, il a des fans encombrants qui ne répugnent pas à harceler sur Internet et à menacer de mort une lectrice pas du tout convaincue par leur idole. À Lille, les propriétaires de la librairie Humeurs noires l’ont invité à dédicacer son dernier ouvrage nauséabond et ils ne comprennent pas la haine qui se déchaîne contre eux… Peut-être que les tags nocturnes qui ont décoré leur vitrine à la suite de cette visite ont éclairé leur lanterne ?

Encore un canard chez les poulets

Voilà plusieurs années, quelques fondateurs de La Brique sont partis en Aveyron voir si l'herbe était plus verte. Après avoir constaté que la nature était effectivement plus belle qu'à Lille, ils se sont vite rendus compte que les élites locales ressemblaient étrangement à nos édiles lillois. Ah les mauvaise habitudes ! Ils ont donc fondé avec quelques ami.es le journal L'Empaillé dont le numéro 2 est sorti. Leur succès ne se dément pas, retirage du premier, le second est presque déjà épuisé. Mais quarante pages d'infos locales bien senties amènent forcément son lot de râleurs comme le canard le rapporte : « Ces dernières semaines, le journal a mobilisé quelques gendarmes. Suite à une double plainte en diffamation de la part des promoteurs de l'usine à merde de Goutrens et de ceux qui leur ont vendu le terrain, deux journalistes de L'Empaillé ont été convoqués à la gendarmerie de Rignac. Zèle ou triste réflexe d'état d'urgence, la bleusaille a exigé prise d'empreinte et fichage photographique. Refus de notre part, bien sûr, et coup de pression des gendarmes. Deux heures de notre temps perdu chez les bleus et affaire à suivre... ».
On ne saurait mieux dire qu'eux : « L’abonnement, pierre angulaire de toute publication indépendante, reste de loin la meilleure façon de soutenir ce drôle d'Empaillé ». Abonnement de soutien à 20 € les 5 prochains numéros, et abonnement pour les fans à 30 € et plus.
Nous, on est fans !

Armé de son seul vélo

breve eelvloLe 6 avril dernier, alors qu’une intervention policière a lieu pour évacuer le bidonville de l’ancienne prison de Loos, Jean-Luc Munro, élu Europe Écologie Les Verts de la ville, se rend en bicyclette pour jouer les médiateurs. Après avoir tranquillement passé plusieurs barrages, deux flics empoignent son vélo et le font chuter. Il proteste alors logiquement contre cet acte de violence. Réponse de la bleusaille : huit heures de garde à vue suivi d’une inculpation pour violences vélocipèdiques à l’encontre d’un « agent dépositaire de l’autorité publique ». L’audience a lieu le 26 octobre à 14h devant le tribunal de grande instance, mais elle a été renvoyée au 8 février 2017.

Les aventures de Red Rat

redratÉdité par Le monde à l'envers, la BD Les aventures de Red Rat est une compilation d'un fanzine photocopié et publié au tout début des années 80 aux Pays-Bas par Johannes van de Weert.

Au sortir du berceau familial, un jeune, sous l'aspect d'un rat, découvre la vie hors de sa famille qui ne le comprend pas. Durant son parcours initiatique, il se promène dans un pays chapeauté par la reine Béatrix et soumis aux cochons de flics. Ne sachant pourquoi il est arrêté durant les émeutes contre le couronnement de la reine des Pays-Bas, il se retrouve à côtoyer les milieux militants locaux. Peu à peu, il adhère aux idées anar', féministes, squatteurs et s'éveille enfin à la révolte.

Le tome 1 est sorti et devrait être suivi de deux autres pour finaliser la totalité des parutions de ce fanzine.

Répression contre les lycéens à Boulogne-sur-mer

Communiqué de la Mouette Enragée
 
La répression contre les lycéens et les étudiants se poursuit à Boulogne-sur-mer. Plus que jamais montrons nous solidaires !
Les lycéens et étudiants qui menaient ce matin une action place de France dans le cadre de la lutte contre la loi "Travaille !" ont été une nouvelle fois pris à parti sans ménagement par la police. L’un d’entre eux a été interpellé et emmené au commissariat. Un autre à été arrêté chez lui. Que les Hollande, Valls et consorts qui s’apprêtent à imposer par la matraque et le dictat du 49.3 les desiderata du Medef aux travailleurs ne s’imaginent surtout pas que ces derniers resteront sans rendre les coups qu’on leur assène, que ce soit, ici à Boulogne-sur-mer, ou ailleurs. Nous informerons régulièrement sur ce blog des suites qu'il impose de donner à ces événements.
Boulogne-sur-mer, le  10/05/2016.

Communiqué de l’union des syndicats CNT de Lille suite à l’intrusion de la police dans son local de la rue d'Arras

 

Dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une manifestation a eu lieu ce mercredi 20 avril 2016 à Lille. Suite à celle-ci, quelques militant-e-s se sont retrouvé-e-s à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour ranger le matériel et faire le point. Ils/elles ont ensuite été rejoint-e-s par d’autres camarades.

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