La gauche la plus bête de monde (1)

30 mars 2015, siège de la Fédération PS, rue Lydéric à Lille. L'ambiance est à couper au couteau. Les cadres sont réunis pour le conseil fédéral post-défaite, après une campagne dominée par les hostilités entre Aubry et Kanner. L’ex-président du conseil départemental est devenu ministre sans l’aval de la maire de Lille – grand Dieu ! – et s'est même permis de la descendre dans Paris Match. Kanner prend la parole, défend Valls et Macron... puis se paye Gilles Pargneaux : le premier fédéral, taxé d'autoritarisme, est tenu responsable de la désunion de la gauche et d'avoir négligé les territoires non-lillois. Il essuie quelques sifflets. Aubry prend la parole et agonit le ministre sous les applaudissements nourris. Le cabinet de la maire a-t-il fait la salle ? Gilles Pargneaux réplique avec une attaque en règle de l’imposteur Kanner. La soirée s’achève en apothéose : un face à face musclé au beau milieu des militant.e.s. Échange d’invectives et de menaces devant témoins. Les militant.e.s, médusé.e.s, sont comme au spectacle. Rien ne va plus au pays de gros quinquin.

La gauche la plus bête de monde (2)

Cette fois-ci c'est la bonne : en prévision de la rouste qui se profile aux prochaines régionales, Percheron a réussi à recaser sa fille au sein de la direction du Louvre-Lens. Tout le monde a beau lui souffler que ça colle texto avec la définition de « népotisme », et qu'au fond c'est un peu comme s'il votait directement Front National, Dany le rose s'en tape complet. Après tout, celui qui termine là son dernier mandat fait surtout coup double : assurer le destin de la famille, et poursuivre sa politique de la terre brûlée pour plomber Pierre de Saintignon, son frère ennemi, et candidat probable à sa succession. Il est bon, Don Percheron.

En quête de con

La Voix du Nord, à propos du réseau de prostitution patroné par l'un des affreux cités à comparaître dans l'affaire du Carlton : « ces jeunes femmes étaient des conquêtes qu'il avait rencontrées à Lille » (Hors-série VDN, janvier 2015). Vous avez bien lu : à La Voix, on ne dit pas « prostituées », mais « conquêtes ». De là à penser que l'auteur de cette phrase est « conquis » par les proxénètes...

Les Licenci'elles braquent les 3 Suisses

Bientôt quatre ans que les salariées de Licenci'elles tapent le bras de fer avec leur ancien employeur. Et à ce petit jeu, la direction des 3 Suisses vient de perdre une sacrée manche. Fin janvier, la Cour d'appel de Douai a rendu son verdict : le motif de licenciement économique n'était pas justifié. Faut faire péter la tirelire, et indemniser les ex-salariées. La direction a fait appel : pour les patrons, ça passe ou ça cassation.

"Pas de couilles.... pas de primes..."

Deux ans maintenant que les travailleu(r)ses de l'action sociale du département du Nord se battent avec ce slogan, malheureusement très réaliste. En cause ? La prime des travailleur.se.s de la filière sociale, à dominante féminine, largement inférieure de près de la moitié à celle de leurs collègues de la filière technique ( majoritairement masculine). Interpellées, les autorités du CG59, qui se targuent d'avoir signé la charte d'égalité salariale femmes / hommes le 11 mars 2014, ont expliqué (avec un beau powerpoint) à quel point le CG n'a pas les moyens de "rattraper" cette différence... historique.

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