Lutte des classes

Didier Fusillier, l’homme qui se vante de « privatiser l’espace public »

S’il y a des éléments récurrents sur le boss de lille3000, c’est d’abord son image, au travers d’une véritable mise en scène médiatique de sa personnalité, qui ne laisse place qu’à une réalité toute relative... Ensuite c’est le silence qui entoure ce personnage, rendu quasiment intouchable par sa position et ses connections. Mais dès que l’on promet l’anonymat, les langues se délient, les anecdotes pleuvent.

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Le prix de la culture

Un mutisme profond entoure l’association lille3000. Au cours de notre enquête, plusieurs personnes hésitent à parler, et finissent par se rétracter. À la lumière du témoignage d’un ancien salarié et de proches, on comprend mieux pourquoi : harcèlement moral, eXXpLoitation salariale, reconnaissance professionnelle inexistante, fichage illégal... La recette de la culture lilloise et son cuistot Fusillier sont tout juste bons pour les poubelles de l’inspection du travail.

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Auchan-Mulliez : un clan de profiteurs

Neuvième fortune mondiale avec 25 milliards d’euros en poche : les Mulliez ont la vie belle grâce à des centaines de milliers de salarié-es à leur service dans des milliers de magasins. Le clan a mis au point un modèle d’enrichissement rapide, en combinant une structure financière complexe, une forme de capitalisme pur sang et un système d’exploitation du travail à outrance.

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Chez les Mulliez, la carotte et le bâton : ou tout l’art de faire rentrer les médias dans sa cour

Le groupe Mulliez est le premier employeur français avec 300 000 salarié-es. Mélange de paternalisme du XIXème siècle et de nouveaux principes managériaux, sa « culture d’entreprise » fait froid dans le dos. Sûr de lui, Gérard Mulliez invite à « mesurer le bien-être des salariés » [1]. C’est ce qu’on a fait. Paroles de syndicalistes de l’enseigne phare du clan : Auchan.

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Surf à l’italienne

Qui a dit qu’on ne pouvait pas surfer sur l’Adriatique ou encore la Tyrrhénienne ? Sûrement ceux et celles qui n’ont pas vu LA vague qui déferle en ce moment en Italie. Si les médias français boycottent les nouvelles italiennes par peur de donner de mauvaises idées, La Brique s’y est intéressée. Par chance, une rédactrice était à Rome. Aperçu d’une mobilisation peut-être plus qu’étudiante...

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L’économie solidaire ou l’impuissance politique

Business du développement durableL’économie solidaire a perdu de sa fraîcheur initiale. Dans un échec patent, elle n’irradie plus guère les espaces locaux d’une pensée alternative. Que faut-il entendre par là ? Elle était une force autonome de contestation et de transformation – à la marge, sans doute – de l’économie de marché et d’un Etat bureaucratisé devenu garant de cette économie. Elle s’est métamorphosée en un rouage assujetti des politiques publiques en direction des désaffiliés, des travailleurs pauvres, des défavorisés ainsi qu’en une économie de survie pour ceux-ci. La solidarité politique d’acteurs de la société civile s’est transformée en une philanthropie très XIXe siècle, mais encadrée par l’État social. La contestation a laissé place à la gestion parapublique de la pauvreté.

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Épicerie solidaire : la misère à petits prix

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Profiter de la misère des autres pour en faire un commerce, voilà une pratique courante depuis des lustres. De nos jours, on appelle ça de la « solidarité ». A Lille-Sud, Carrefour s’implante avec finesse en la jouant démarche citoyenne, par l’ouverture au printemps dernier d’une « épicerie solidaire ». Un supermarché qui revend aux pauvres les produits dont les magasins sont censés se débarrasser.

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Comment « Faire fructifier son argent tout en... »

L’abolition du salariat, c’était bon pour l’économie sociale du XIXe siècle. Place au marketing pur jus. À l’Infocom de Roubaix, lors d’un débat sur la promotion de l’économie-sociale-et-solidaire (ESS), plusieurs agences de com’ et organisations de ce secteur sont venues présenter les résultats prometteurs de leur campagne de pub. Vive la com’, la vraie celle qui ramène clients et capitaux.

 

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Bulletin de grève n°1 / septembre-octobre 2008

"Les bons de Noël, vous irez aux Assedic pour les toucher ! » [1]. Le patron de l’imprimerie Thirion à Tourcoing n’a pas apprécié la grève début septembre. Surnommé « le Tapie des Vosges », il s’était offert l’entreprise en 1991. Des 170 emplois, il n’en restait que 29 en 2008. À l’annonce d’un nouveau plan social et d’une délocalisation de l’imprimerie, les ouvriers stoppent le boulot, une première depuis plus de 15 ans. Trop tard, la liquidation est prononcée trois semaines après...

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