Lutte des classes

Surf à l’italienne

Qui a dit qu’on ne pouvait pas surfer sur l’Adriatique ou encore la Tyrrhénienne ? Sûrement ceux et celles qui n’ont pas vu LA vague qui déferle en ce moment en Italie. Si les médias français boycottent les nouvelles italiennes par peur de donner de mauvaises idées, La Brique s’y est intéressée. Par chance, une rédactrice était à Rome. Aperçu d’une mobilisation peut-être plus qu’étudiante...

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L’économie solidaire ou l’impuissance politique

Business du développement durableL’économie solidaire a perdu de sa fraîcheur initiale. Dans un échec patent, elle n’irradie plus guère les espaces locaux d’une pensée alternative. Que faut-il entendre par là ? Elle était une force autonome de contestation et de transformation – à la marge, sans doute – de l’économie de marché et d’un Etat bureaucratisé devenu garant de cette économie. Elle s’est métamorphosée en un rouage assujetti des politiques publiques en direction des désaffiliés, des travailleurs pauvres, des défavorisés ainsi qu’en une économie de survie pour ceux-ci. La solidarité politique d’acteurs de la société civile s’est transformée en une philanthropie très XIXe siècle, mais encadrée par l’État social. La contestation a laissé place à la gestion parapublique de la pauvreté.

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Épicerie solidaire : la misère à petits prix

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Profiter de la misère des autres pour en faire un commerce, voilà une pratique courante depuis des lustres. De nos jours, on appelle ça de la « solidarité ». A Lille-Sud, Carrefour s’implante avec finesse en la jouant démarche citoyenne, par l’ouverture au printemps dernier d’une « épicerie solidaire ». Un supermarché qui revend aux pauvres les produits dont les magasins sont censés se débarrasser.

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Comment « Faire fructifier son argent tout en... »

L’abolition du salariat, c’était bon pour l’économie sociale du XIXe siècle. Place au marketing pur jus. À l’Infocom de Roubaix, lors d’un débat sur la promotion de l’économie-sociale-et-solidaire (ESS), plusieurs agences de com’ et organisations de ce secteur sont venues présenter les résultats prometteurs de leur campagne de pub. Vive la com’, la vraie celle qui ramène clients et capitaux.

 

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Bulletin de grève n°1 / septembre-octobre 2008

"Les bons de Noël, vous irez aux Assedic pour les toucher ! » [1]. Le patron de l’imprimerie Thirion à Tourcoing n’a pas apprécié la grève début septembre. Surnommé « le Tapie des Vosges », il s’était offert l’entreprise en 1991. Des 170 emplois, il n’en restait que 29 en 2008. À l’annonce d’un nouveau plan social et d’une délocalisation de l’imprimerie, les ouvriers stoppent le boulot, une première depuis plus de 15 ans. Trop tard, la liquidation est prononcée trois semaines après...

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L’internationalisme lillois

Mexico ! Été 68 : l’armée tire à bout portant sur la foule désarmée protestant contre le pouvoir en place. L’objectif est de faire place nette avant l’ouverture des JO qui a lieu quelques jours plus tard. 2008 : l’État Mexicain est passé de la dictature à la démocratie capitaliste. L’armée, elle, n’a pas changé : elle pacifie. Les indigènes du Chiapas le savent bien.

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Entartons, entartons, les pompeux cornichons !

noelgodinInterview gloutonne réalisée pour La Brique par TomJo et Seb, ripaillant à l’occasion de la présentation du film par son réalisateur Geoffroy Legrelle, son sujet, j’ai nommé le célèbre entartiste Noël Godin, et Sihame Fattah, pâtissière collègue et néanmoins archiviste, au cinéma l’Univers, à Lille.
Merci aux copines et copains de Chiche ! pour cette copieuse rencontre… éminemment « terroriste ». Merci au bœuf bio, enfin, qui permit au bouillon de Charlotte, Silvia, et des autres camarades d’en faire un couscous à s’en lécher des babines de Gloupier.

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CAF : Des managers à votre service... public

Des agents de la Caisse d’Allocations Familiales de Roubaix étaient en grève ces dernières semaines. Par des arrêts de travail de 55 minutes par jour, les salarié-e-s ont fait émerger la dégradation de leurs conditions de travail et les dangers de la ré-organisation des CAF prévue pour 2011. Focus sur des travailleurs sociaux aux prises avec l’idéologie du management.

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Manger pour sur-vivre ou vivre pour sur-consommer ?

Il faut manger, chante aujourd’hui Manu Chao ? Comme les nourritures mentales nous tiennent debout, les nourritures tout court nous maintiennent en vie. C’est sûr, on peut tenter d’infuser La Brique, mais ça ne vous fait pas le café matinal (et que les gosses nous croient et n’essaient surtout pas, c’est vraiment de l’encre !) A Lille comme ailleurs, un truc nous tient bien à la gorge, qui concerne tout le monde sans toutefois passer par la matraque. C’est manger, infinitif. Certains le font avec goût, d’autres sans moyens.

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