N°50 - Printemps 2017 - Récréation permanente

p3. Revers de médaille pour Aubry
p6. L'argent des Mulliez planqué à Croix
p7-18. Dossier Récréation permanente
p7. On ne nait pas enfant, on le devient
p8-9. Révolutionner l'école
p12-13. L'école émancipatrice
p14-15. Politique : ne pas laisser à la portée des enfants
p16-17. Coupez le cordon, mettez-les en wi-fi !
p18. Deligny, la fuite entre les lignes
p20. Logement : paye ta précarité !
p21. Les matins qui piquent
p24. Brèves générales
 
 
p2. Edito "2017 n'aura pas lieu"

p3. Revers de médaille pour Aubry
Novembre 2016, le parc des Olieux est évacué, karchérisé et barricadé pour éviter toute réinstallation des mineurs isolés étrangers. Une partie d’entre eux investit une maison abandonnée de la rue de Fontenoy. Janvier 2017, les jeunes sont à nouveau délogés par la bleusaille. Les expulsions successives et l’invisibilisation de ces jeunes migrants n’entament pas pour autant la détermination du collectif des Olieux qui lutte à leurs côtés face au cynisme des pouvoirs locaux.
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p4-5. Le journalisme sacrifié
La Voix du Nord fait rarement sa Une sur les plans de licenciements ou alors pour critiquer les syndicats et les manifestant.es, créer des « casseurs » et sanctifier le patronat. Quand il s'agit de sa propre liquidation, c'est le vide sidéral. Pourtant un plan de licenciement concerne directement les 700 salarié.es du groupe VDN, 178 vont perdre leur emploi dont 55 journalistes. Pour la holding Rossel, propriétaire de dizaines de quotidiens, un journal se doit d'être rentable. Le combat des syndicats était-il perdu d'avance ?
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p6. L'argent des Mulliez planqué à Croix
Tout ce que touchent les Mulliez se transforme en or... avec un petit coup de pouce du contribuable. Le maire (LR) de Croix, Régis Cauche, semble marcher main dans la main avec la bourgeoisie locale et ses meilleurs ambassadeurs : la famille Mulliez. Une version locale du « président des riches » qui laisse les abords du canal de la Marque à la prédation de la famille multi-milliardaire.
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Dossier Récréation permanente
p7. On ne nait pas enfant, on le devient
Pour beaucoup, la position d'autorité des adultes sur les enfants est naturelle. On considère trop souvent que, devenu.es enfin adultes et discipliné.es, ils et elles pourront se venger sur de plus petit.es en singeant leurs oppresseurs d'antan. Au fond, c'est la possibilité pour les gosses d'exister en eux-mêmes qui leur est tout simplement refusée : ils sont ce que les adultes attendent d'eux à travers la famille, l'école ou l’État.
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p8-9. Révolutionner l'école
Grégory Chambat est enseignant en collège. Il est l'auteur de L’École des réacs-publicains (Libertalia, 2016). Irène Pereira, sociologue et philosophe, travaille à faire connaître les « pédagogies critiques » en France. Alors qu'on commémore cette année le cinquantenaire de la mort de Célestin Freinet, voyons où en sont ces pédagogies émancipatrices qui dessinent depuis longtemps les contours d'une autre école et d'une autre société.
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p10-11. Bienvenue au collège d'Alcatraz
Que trouve t-on derrière les grilles austères du collège de Moulins, inauguré à la rentrée scolaire 2015 ? La communication officielle envoie du rêve : « Le collège est à la fois ouvert sur la ville et se déroule en anneau autour d’une cour centrale, un cœur calme et vert, orientée plein sud. » Cet établissement haute qualité environnementale, réalisé par l'agence Chartier-Dalix, a coûté la bagatelle de 21 millions d'euros à la ville de Lille et au conseil général du Nord. Ce petit coin de paradis organise une matinée portes ouvertes le 4 février dernier : on n’aurait manqué ça pour rien au monde !
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p12-13. L'école émancipatrice
En 2001, le groupe scolaire public Concorde de Mons-en-Barœul se lance dans la pédagogie Freinet. Loin des voies traditionnelles, elle s’appuie sur une éducation aux accents libertaires. D’une expérimentation en primaire suivie par des chercheur.es, le modèle se développe jusqu’à la création d’une classe puis d’un cursus Freinet dans le collège du quartier. Dix ans après son premier reportage,  La Brique est retournée voir les enseignant.es, des élèves, le projet et ses évolutions.
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p14-15. Politique : ne pas laisser à la portée des enfants
Depuis 1999, la ville de Lille est dotée d’un conseil municipal d’enfants, « une instance permanente de la démocratie participative qui associe les enfants lillois de 9 à 12 ans », selon le site Internet de la mairie. Loin de ses ambitions « citoyennes » et émancipatrices, la structure est une machine à enfermer les enfants dans le rôle social qu’on attend d’eux. Elle fournit en outre une main d’œuvre gratuite pour la municipalité, qui promeut un modèle de citoyenneté dépolitisé et interroge le sens même du social et du politique valorisés par les institutions de la République.
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p16-17. Coupez le cordon, mettez-les en wi-fi !
Et si, loin d'apporter des conditions luxueuses d'apprentissage, l'arrivée à l'école du numérique – tableaux électroniques, tablettes et logiciels – appauvrissait plutôt les enseignements ? La débauche de moyens, dans un contexte d'austérité, ne devrait-elle pas nous inquiéter ? La Brique est allée chercher sur ces questions l’avis tranché de Nancy, Laurence et Alain, trois membres du collectif Écran total qui s'intéressent particulièrement à la situation de l'école.
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p18. Deligny, la fuite entre les lignes
Comment faire cause commune avec des enfants autistes ? Quel sort réserver à des garnements turbulents qui se heurtent à une société répugnante ? Toute sa vie, Fernand Deligny a recherché comment être présent auprès des  enfants pour leur permettre de vivre.
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p19. Le "Beau bar" de génération identitaire
Chaque vendredi soir, à partir de 19 h, les  client.es-membres du bar La Citadelle sirotent  des bières dans un décor rustique : feuilles de houblon suspendues au-dessus du comptoir, drapeaux flamands, tables en bois et statue de Jeanne d'Arc. Sept mois après l'ouverture officielle de ce local affilié extrême droite, petit retour sur quelques uns des agissements sur lesquels le bar construit son réseau via la figure centrale de son boss, Aurélien Verhassel.
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p20. Logement : paye ta précarité !
Depuis 2010, il est possible de payer pour crécher sans bénéficier d'un contrat de location en bonne et due forme. Vous ne le saviez pas ? La ministre du logement non plus. Découverte d'un dispositif venu des Pays-Bas et de la multinationale Camelot, « leader européen » de ce nouveau marché de la « gestion et [de] la protection des biens immobiliers vacants », soit une méthode anti-squat. Quand le peuple paie pour garder le château des riches...
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p21. Les matins qui piquent
Dans un premier texte, que nous publiions il y a un an, Éric Louis nous avertissait : « Pas de conclusion, pas de morale. Je ne suis pas journaliste ni sociologue. Je suis ouvrier. Demain, je retourne bosser. » On lira donc son témoignage comme on voudra : réquisitoire contre les conditions imposées aux travailleurs itinérants ou bien page de littérature ? Après le sucre à la pioche, c’est la glace qu’il faut casser avant d’aller turbiner.
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p23. Un stade de foot. Coûte que coûte
Le grand stade de Lille résonne plus des plaintes pour faux, usages de faux et favoritisme que des cris des supporters du LOSC. Quand les élu.es et les grands patrons du BTP chuchotent, parfois des échos reviennent. Corruption, dites-vous ?
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p24. Brèves générales