féminismes & LGBTQI+ | Nous sommes la voix de celles qui n'en ont plus
Depuis le début de l’année 2025, 130 femmes ont été tuées en raison de leur genre. C’est pourquoi, ce samedi 18 octobre le collectif Nous Toutes Lille a lancé un appel pour une action « die-in » sur la Grand’ Place.
Habillées de noir et la tête couverte d’un voile violet, plus d’une centaine de personnes se sont retrouvées pour rendre femmage à ces victimes. A la suite d’une prise de parole de la présidente de l’association, chacun·e se munit d’une stèle sur laquelle est inscrite le nom d’une victime, son âge et la date où elle a été assassinée. Une par une, les porteureuses de stèle s’allongent sur le sol mettant en lumière l’ampleur de l’inaction macroniste face à ces violences quotidiennes qui ne cessent d’augmenter depuis 2017. L’Etat abandonne les victimes et n’assume pas ses responsabilités.
Par la même occasion, une pensée a été communiquée aux co-victimes telles que les enfants, souvent témoin de ces gestes meurtriers. Celles dont le meurtre n’est pas reporté pour cause de suicide ont aussi été mentionnées. Il n’y a pas de « bonne victime » comme pourrait le laisser entendre les médias.
La plus jeune des victimes avait 1 an. La plus âgée en avait 96 ans. Voici la liste de leurs noms, au moment d'écrire ces lignes, pour que leur mémoire nous serve contre l'indifférence.
Chat en colère
Isabelle, 51 ans – une femme, 78 ans – Graziella, 54 ans – Sandy, 34 ans – Nasrine, 41 ans – Sonia, 52 ans – Hélène, 60 ans – Evelyne, 69 ans – une femme, 77 ans – Géraldine, 64 ans – Maéva, 20 ans – Elise, 80 ans – une femme, 66 ans – une femme, 73 ans – Dawn, 63 ans – Louise, 11 ans – une femme, 55 ans – Elena, 37 ans – Laurie, 45 ans – une femme, 60 ans – Gaëlle, 36 ans – Alexandra, 27 ans – Maria, 71 ans – une femme, 81 ans – Josette, 80 ans – une petite fille de 1 an – une femme, 60 ans – une femme, 34 ans – Salma, 35 ans – Sandy, 45 ans – une fille, 16 ans – Gilberte, 76 ans – Christelle, 54 ans – Rim, 42 ans – Madame N, 60 ans – une femme, 58 ans – une femme, 40 ans – Manon, 29 ans – Nina, 13 ans et sa mère Amandine, 38 ans – Monique, 73 ans – une femme, 70 ans – Solange, 87 ans – Lisa, 19 ans – Agnès, 40 ans – Agathe, 28 ans – une femme, 63 ans – Perrine, 41 ans – Cécile, 74 ans – Laurène, 15 ans – Sylvie, 60 ans – Banassa, 29 ans – Nelissa, 56 ans – Dahjana, 18 ans – Emma, 13 ans – Céline, 45 ans – Anzhela, 55 ans – une femme, 40 ans – Claire, 50 ans – une femme, 61 ans – Véronique, 55 ans – une femme, 55 ans – une femme, 63 ans – une femme, 48 ans – une femme, 70 ans – Melody, 34 ans – Lucienne, 73 ans – Adeline, 36 ans – une femme, 59 ans – une femme, 55 ans – une femme, 93 ans – Nathalie, 58 ans – Mélanie, 31 ans – Jacqueline, 88 ans – une femme, 64 ans – Sylvie, 60 ans – Cathy, 70 ans – une femme, 38 ans – Fdila, 55 ans – une femme, 53 ans – une femme, 63 ans – Nathalie, 51 ans – Jessica, 37 ans – Maria, 56 ans – une femme, 80 ans – Simone, 90 ans – Nelly, 43 ans – une femme, 87 ans -Gaëtane, 30 ans – une femme, 75 ans – une femme, 40 ans – une femme, 96 ans – une femme, 35 ans – une femme, 70 ans – une femme et sa mère, 35 et 70 ans – une femme, 72 ans – une femme, 45 ans – une femme, 58 ans – Armela, 19 ans – une femme, 43 ans – une femme, 45 ans -Tatiana, 36 ans – une femme, 72 ans – une travailleuse du sexe – une femme, 17 ans – une femme, 34 ans – une femme, 58 ans – Caroline, 42 ans – une femme, 41 ans – Régine, 57 ans – Julie, 42 ans – Inès, 25 ans – Capucine, 33 ans – Marie-Magdeleine, 46 ans – Yamina, 60 ans – Mélanie, 30 ans – une femme, 79 ans – Lucia, 44 ans – une femme, 58 ans – une femme, 70 ans – une femme, 88 ans – une femme, 94 ans – Alicia, 35 ans – Nathalie, 57 ans – une femme, 74 ans – une femme, 37 ans – Isabelle, 43 ans – Mélina, 15 ans.
Issu du numéro 73 | «Anatomie d'une Lutte»
féminismes & LGBTQI+ | sur la même thématique
Éducation Nationale : cis, hétéro, patriarcale !
Queerphobie scolaire : entre oppressions et inaction, l'Education Nationale tue. Sur le site gouvernemental, on peut lire que l’école « assure un cadre protecteur […] en luttant contre les discriminations, en premier lieu celles dont sont victimes les personnes lesbiennes, gays, bi et transgenre. » On peut se permettre d'en douter. La sociologue Gabrielle Richard, autrice du livre Hétéro, l’Ecole ? affirme que l’école leur est au contraire hostile. Caroline, Fouad, Lucas, Dinah… ce so…
Paillettes et ruban rouge
Bon, avant de faire le portrait de ces journées, il faut enlever la confusion à l’oreille. Le Sidragtion n’a rien à voir avec une quelconque festivité en lien avec l’alcool de pomme souvent consommé en Bretagne ou en Normandie selon où vous mettez le Mont-Saint-Michel (oui, on parle de choses sérieuses ici).
Il nous faut maintenant faire un point sur ce qu’est le Sidaction. Au cas où vous ne le saviez pas, le Sidaction c’est à la fois une association qui lutte contre le Sida/VIH depuis 1994, mai…
Contraception testiculaire : les français s'en battent les couilles
En 2021, Elodie Serna, historienne, publie Opération Vasectomie, essai qui retrace l’histoire de cette méthode contraceptive, intimement liée en France au néomalthusianisme, et notamment à un ouvrage paru en 1913, Essai sur la vasectomie. Stérilisation de l'homme indolore et sans diminution des facultés viriles. Le livre s'ouvre sur une idée radicale : celle d'enrayer la multiplication des dégénérés et anormaux, dans la lignée de Malthus qui, au 18e siècle, proposait d’endiguer l…
Pride à Roubaix : In the name of love ?
Fin Avril, l’annonce de la tenue de la première marche des fiertés de Roubaix est tombée. En quelques jours, la nouvelle a beaucoup fait réagir sur internet. Les commentaires ont dépeint Roubaix comme une ville qui serait fondamentalement fracturée autour des questions de genre et de sexualité, sur fond de racisme et de LGBT-phobie. Il y aurait quelque chose de profondément contradictoire à envisager une marche des fiertés à Roubaix. Un militant d’extrême-droite local - qui a eu une petite fame…
Trimestriel