Gare Saint Sauveur, voix sans issue

olieuxDepuis l'été dernier, les jeunes mineurs isolés ont installé leurs tentes sur la friche de l'ancienne gare Saint Sauveur. Leurs conditions de vie sont loin des préoccupations de la mairie. Martine Aubry n'hésite pas à noyer le poisson, à fuir ses responsabilités. Sans pudeur, elle se défausse et délègue aux associatifs le soin d'apporter le minimum vital. Une action entravée par la ville qui excelle dans sa chasse aux moindres refuges de fortune. Invisibiliser des jeunes, étouffer la contestation et réprimer toute forme de lutte, voilà la stratégie pour régler un « problème » qui traîne.

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Calais, capitale des barbelés

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Octobre 2016, l’État ordonne l’évacuation du bidonville de la lande de Calais. Installées progressivement depuis 2015, 10 000 personnes ont tenté de construire sur cette zone un semblant de ville avec son école, ses commerces, ses restaurants, ses lieux de culte, etc. La situation était d’une extrême précarité, mais la vie s’était tout de même à nouveau organisée. En trois jours, tout a été rasé à coups de bulldozers. Et Hollande de déclarer : « J’assure aux Calaisiens qu’il n’y aura pas de réinstallation sur la lande. Elle est évacuée. Elle sera sécurisée ». Voilà comment se traduit la politique d’accueil de la France : militarisation de l’espace, invisibilisation des réfugié.es, extension de la violence policière, zéro installation sur le territoire français.
 
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Exil à Calais : fin de partie ?

exil calaisOctobre 2016, la destruction du bidonville de Calais et l’expulsion de ses habitant.es se déroulent dans le « calme » sur fond d’état d’urgence et de surenchère électoraliste. Le spectacle « humanitaire » est à son comble, savamment mis en scène par le gouvernement avec le concours d’une foule de journalistes convoquée et accréditée pour l’occasion. Cette destruction est l’épilogue d’une stratégie plus globale déployée depuis plusieurs mois sur le territoire visant à criminaliser les réfugié.es. Les dispositifs territoriaux, juridiques et policiers se referment aujourd’hui sur celles et ceux qui n’ont pas accepté la solution de l’État comme sur tou.tes les autres qui sont monté.es dans les bus à destination des « centres d’accueil et d’orientation » (CAO). Reportage sur les cendres encore fumantes des camps de la lande de Calais.
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M.I.E. à Lille : invisibiliser pour ignorer

mieLes mineurs isolés étrangers de Lille continuent de survivre et de lutter pour un hébergement et une scolarisation. Des dizaines d'entre eux restent totalement ignorés par le département, dans le mépris le plus total. Début juin, une tentative de réinstallation au parc des Olieux tourne court. La pression policière et des méthodes indignes ont stoppé net leur début d'organisation. Déterminés et épaulés par le collectif des Olieux, les jeunes luttent pour leurs droits et arrachent néanmoins des petites victoires.
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Olieux : l'État sans état d'A.M.E.

olieux2Le 2 septembre dernier, le tribunal administratif de Lille rejette la demande d’expulsion de la Métropole Européenne de Lille (MEL). Les mineurs isolés du parc des Olieux ont gagné… le droit de rester dehors. Une décision qui ne change rien aux conditions sanitaires déplorables dénoncées par les jeunes et le collectif de soutien. Une cinquantaine de jeunes se sont vus refuser l'accès à l'Aide Médicale d'Etat (AME) par la CPAM. Des décisions qui flirtent avec l'arbitraire et l'illégalité.
 
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