L'appel du rond-point

rond point« En raison d’un procès sensible, le stationnement est interdit ». En cherchant une place autour de la cour d’appel de Douai, jeudi 26 octobre, on ne peut s’empêcher de frémir. Un procès sensible ? Un mafieux, un banquier, un politique serait-il jugé aujourd’hui ? Curieux hasard : c’est ce même jour que se tient le procès en appel des inculpés du rond-point des Postes. Accusés d’avoir bloqué les voies et d’y avoir brûlé des pneus lors des mouvements contre la loi travail, ils sont cinq à avoir contesté leur condamnation devant la cour d’appel. Ambiance potache et dialogue de sourds.

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Pas d'outrage pas d'paye !

outrages« All cops are bastards », « mort aux vaches », « un flic, une balle », « fumier » . Scandés en manifs ou tagués sur les murs de nos villes, ces (é)cri(t)s de rage contre la police fleurissent avec la rentrée sociale. Mais ils apportent un tas d’emmerdes à qui se risque à les exprimer, quand les flics en font leur treizième mois.

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Bienvenue au collège d’Alcatraz

CollegeMoulinsHD 1Que trouve t-on derrière les grilles austères du collège de Moulins, inauguré à la rentrée scolaire 2015 ? La communication officielle envoie du rêve : « Le collège est à la fois ouvert sur la ville et se déroule en anneau autour d’une cour centrale, un cœur calme et vert, orientée plein sud. » Cet établissement haute qualité environnementale, réalisé par l'agence Chartier-Dalix, a coûté la bagatelle de 21 millions d'euros à la ville de Lille et au conseil général du Nord. Ce petit coin de paradis organise une matinée portes ouvertes le 4 février dernier : on n’aurait manqué ça pour rien au monde1 !
 
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Intervention de la police : un animateur dans le coma

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10 mai. 14h 45. Vieux Lille.

Des jeunes font des allers-retours en motocross sur la plaine Winston Churchill. Churchill, c'est le nom de la résidence de 8 tours et de 400 foyers située à la périphérie nord du Vieux Lille. Là où vivait Hakim Djelassi, tué en toute impunité après son passage dans un fourgon de police en 2009. C'est là aussi où est retrouvé, ce mercredi 10 mai, Johnny, inanimé, la tête ensanglantée, suite à une intervention des forces de l'ordre. Johnny est toujours dans le coma à l'heure où l'on écrit ces lignes. Accident ? Violences policières ? On est allés à la rencontre des habitant.es du quartier pour comprendre ce qu'il s'est passé.
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La mairie de Lille intente un procès à La Brique

crieeLe 4 octobre à 14h, La Brique comparaîtra devant le tribunal de police. L'accusation ne porte ni sur une injure, ni sur une diffamation, mais sur son mode de vente : la criée sur les marchés. Il faut dire qu’à Wazemmes ou à Sébasto, le journal a ses habitudes. Depuis neuf ans, la sortie de chaque numéro se fait, entre autres joyeusetés, aux cris de « plus fort que la Voix du Nord, plus vénère que Nord Éclair », de « sans publicité, sans subvention, sans concession ». Notre canard est coupable d’avoir enfreint l’article 43 d'un obscur arrêté pris par Aubry en 2004 qui prévoit que « dans le but de préserver la sécurité et la tranquillité publique, l'accès aux marchés est interdit aux véhicules publicitaires, cortèges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus à caractère publicitaire ». Votre feuille de chou n’aurait pas sa place sur un marché !
 
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Des apprentis pâtissiers réclament « leur part du gâteau »

ours patissierÀ Boulogne-sur-Mer aussi, le mouvement se met en place. Les jeunes lycéen.es et étudiant.es du Boulonnais, avec l'aide militante de La Mouette enragée1 – média communiste libertaire – occupent l'espace public, prêt.es à en découdre avec le gouvernement Valls et sa loi travail. Cette mobilisation donne à voir les différentes formes de répression policière, durant ou en dehors des manifestations.
 
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De quelle violence parle-t-on ?

ACAB

Après plus de deux mois de mobilisations contre la loi travail, le gouvernement décide de sortir l'artillerie lourde à l'Assemblée nationale… et dans la rue. À l'Assemblée, la clique hollandienne sort le 49.3, petit bijou anti-démocratique, qui fait tomber le masque d’une représentativité d’une classe qui ne représente plus rien ni personne. Dans la rue, c'est à grands coups de lacrymo, de grenades de désencerclement et de tirs de flash ball que le gouvernement a décidé d'en finir avec le mouvement social contre la loi travail.

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Les deux de la CNT, procès du 25 mai

CNT2Le mercredi 25 mai les deux militants arrêtés suite à la manif du 20 avril dernier passent en procès après un mois de contrôle judiciaire. Si l’un des deux militants a été relaxé, l’audience, présidée par le juge Trévédic1, n’incarne pas moins un bel exemple d’une justice arbitraire aux ordres d’un État policier.

L'article sur le premier procès se trouve ici.

 

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La peur au cœur de la machine démocratique

page04Détendez-vous ! Pour votre sécurité, vous n'aurez bientôt plus de libertés… Tel pourrait être le slogan du gouvernement alors que l'état d'urgence est en passe d'être inscrit dans la Constitution. Dernière manifestation en date d'une dérive sécuritaire sans limite où la peur est devenue un dispositif politique implacable de contrôle et de soumission des populations.

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Organiser le pessimisme

policesDepuis les attentats du 13 novembre, difficile de s'y retrouver face à l'afflux de sentiments, d'images, et de mots. Ça défile, et ça défile sec. Nous n'avons eu que peu de temps pour ressentir et réfléchir, et il va nous en falloir encore beaucoup. Le gouvernement lui n'a mis que quelques heures avant d'exploiter cette fenêtre pour imposer un programme ultra-sécuritaire inspiré de fantasmes extrême-droitiers. Alors que nous ignorons à présent quand nous pourrons sortir de « l'état d'urgence », notre réaction doit être à la mesure de ce qui est en train de se jouer.
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Vendeurs de roses, bouquets de tonfas

vdrderoses1200dpi 1Débuté début octobre, le procès des deux policiers accusés de racket envers les vendeurs de roses lillois vient de s'achever. Jugés coupables, les flics écopent respectivement de 3 ans et 18 mois de prison ferme. A cette occasion, voici l'article publié en juin 2015 dans La brique.

En mars 2013, les médias locaux et nationaux braquent les projecteurs sur les vendeurs de roses lillois. Ils relatent les violences policières qu’ils ont subies à plusieurs reprises. Ces demandeurs d’asile politique originaires du Bangladesh ont été les proies d’agents de la police aux frontières de Lille. La justice tarde à rendre son verdict. Retour sur cette histoire qui en dit long sur le climat puant de notre « belle France » et sur  ceux que l’on croise dans nos soirées festives mais dont on ne sait rien.

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Lahoucine : seule la lutte paye

achille police3 1À Montigny-en-Gohelle, le 28 mars 2013, Lahoucine Aït Oumghar, 26 ans, était abattu devant chez lui de cinq balles tirées par la police. Les habitants du quartier de la Fosse du 7 ne veulent pas oublier.

Lahoucine, revendeur de voitures en auto-entrepreneur – fils de mineur immigré - passe une nuit dans un hôtel près de Cambrai. Visiblement énervé de sa nuit, il en demande le remboursement à la réceptionniste, ciseaux en main. Elle lui répond qu’il n’y a pas d’argent dans la caisse, le jeune homme repart en colère sans s’éterniser. Il prend la route pour Montigny. Pendant ce temps, la réceptionniste raconte l’altercation à sa supérieure. Cette dernière l’incite à appeler la police, parlant d’un “braquage”. La sûreté de Cambrai est prévenue, une voiture de quatre flics se rend à Montigny pour interpeller Lahoucine. Trois d'entre eux, en civil, sortent de leur voiture. Lahoucine s’en serait pris à l’un d’eux avec les ciseaux. Malgré leur supériorité numérique et le port de gilets pare-balles, les 3 flics font feu sur Lahoucine. Il tombe à quelques mètres de chez lui, cinq balles dans le corps.

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Lille en résistance

resistancesSyndicats, associations, collectifs, à Lille, ce sont ces militant-es qui portent la résistance contre les idées d’extrême-droite dans les entreprises, les facultés, les écoles, la rue. La Brique a voulu rencontrer certaines de ces orgas qui figurent en première ligne afin de leur laisser la parole sur leurs actions et leurs combats.

L’année écoulée aura été marquée par les diarrhées verbales sur les Rroms, La Manif Pour Tous, Dieudonné, les résultats électoraux du Front National, des médias hallucinants de complaisance... Autant de supports à la haine qui aboutissent à une banalisation des discours et d’idées racistes, homophobes, islamophobes, dans tous les pans de la société. L’homophobie devient une opinion, le racisme est partout chez lui : « à l’hôpital, la préfecture, la mairie, chez le médecin, dans la rue... », nous diront les sans-papiers. Partout où la République étant son bras, en somme.

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Raoul Vaneigem : « La Grèce apprend à se passer de l’État »

autogestionEn cogitant ce numéro sur les pouvoirs (n°39, mars/mai 2014), on s’est dit qu’on donnerait bien la parole à Raoul Vaneigem. Ancien membre de l’Internationale situationniste, il compte parmi celles et ceux qui ont fait Mai 68 et a écrit une foultitude d’ouvrages qui nourrissent encore la pensée révolutionnaire. Parti voir ce qu’il se passait en Grèce, Vaneigem nous a proposé de discuter de comment, là-bas, les Athéniens s’organisent pour lutter contre le pouvoir.

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Sequedin, terminus de la misère sociale

flic 1Au Tribunal de Grande Instance, j'assiste à deux procès en comparution immédiate. Quelques jours plus tôt, un avocat lillois qui a passé plusieurs années aux comparutions immédiates me donnait son ressenti sur cette procédure : « C'est fait pour mettre les gens en prison. Les droits de la défense peuvent-ils être respectés lorsqu'on voit une personne 30 minutes ? Parfois les gens n'ont pas dormi depuis trois jours, ont un t-shirt encore maculé du sang de leur victime... » Démonstration.

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Les chroniques de l'ordre

themis 1La vision de la justice retranscrite dans les pages de La Voix du Nord ou Nord Éclair donne une image partielle et tragi-comique des tribunaux. Les chroniques judiciaires sont des papiers rapides dans lesquels les premiers concernés n'ont jamais la parole. Elles font oublier aux lecteurs et lectrices comment s'organisent la mise aux fers des uns et l'impunité des autres.

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Comment la Métropole lilloise s’incline devant la ségrégation

Officiellement, la loi sur la solidarité et le renouvellement urbain (SRU) impose aux maires des communes de plus de 3500 habitants d’assurer un minimum de « mixité sociale ». Officiellement toujours, Lille Métropole est censée lutter contre les inégalités entre communes en matière de logement. Et pourtant : non seulement ces inégalités perdurent, mais elles tendent à s’accroître.

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Huit familles bientôt à la rue : le préfet Bur sous-traite le sale boulot

wattignies

À Lille et Wattignies, huit familles sans-papiers risquent d’être expulsées de leurs logements. Privées d’à peu près tous leurs droits, face à une préfecture décidée à faire le ménage dans les centres d’accueil, elles se sont organisées dans un « collectif des déboutés ».

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