Performance : les tranchées du corps

L’autre, c’est celle du trottoir d’en face, celle de la pub, ou encore celle qui, pour nous autres, des femmes, incarne la perfection. Pour dépasser cet idéal, tous les moyens sont bons...Tous ? C’est en partant de cette réflexion que Cécile Talbot (1) présente sa performance Modèle, modèles, où des femmes mises en scène dans leur rapport au corps, jusque dans leur violence au corps, tentent de dire l’autre, la femme rêvée, du délire à la norme.

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Contraception : ouvrez la lumière !

JPEG - 446 koLe préservatif les premières nuits. La pilule quand la relation est stable. Le stérilet après avoir eu des enfants. C’est la règle suivie par la plupart des femmes, apprise dès l’école et rappelée par de nombreux médecins, mais qui laisse de côté l’éventail des possibilités. Conséquences : aucun choix, trop peu de connaissances, beaucoup d’inégalités entre les sexes.

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"Parcours de l’avortante"

On distingue l’avortement par aspiration, pouvant être réalisé dans les 12 premières semaines de grossesse (14 semaines après les dernières règles), et l’avortement médicamenteux, réalisé avant 5 semaines de grossesse (7 semaines après les dernières règles). L’avortement par aspiration se pratique obligatoirement à l’hôpital.

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Une histoire de femmes libres

JPEG - 707.3 koPlus de 30 ans après la loi Veil et malgré quelques avancées législatives, les conditions dans lesquelles se pratique l’IVG sont encore très décevantes. Si des efforts sont réalisés dans le Nord-Pas-de-Calais, le consensus hospitalier érigeant la région en modèle ne résiste pas à une réalité au goût amer pour les femmes. Culpabilisation, mépris, machisme : avorter c’est aussi affronter les regards d’une société plus à même de défendre le droit à l’avortement que l’avortement en lui-même.

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L’IVG n’est pas un droit

« La loi Veil de 1975 ne prétend pas, à proprement parler, légaliser l’avortement, encore moins le légitimer, mais seulement le dépénaliser » [1]. En effet, l’IVG reste interdite - la loi déclare même «  le respect de l’être humain dès la conception » -, mais en toute hypocrisie, la loi suspend la pénalisation de l’avortement pour raison médicale et lorsque la femme se déclare «  en situation de détresse psychologique » [2] . Le médecin n’est pas apte à critiquer cela ; son seul pouvoir est de refuser d’accomplir l’IVG (c’est la « clause de conscience »).
En 2001, la loi est enfin réécrite. le délai légal de recours à l’IVG passe de 10 à 12 semaines de grossesse. L’entretien préalable à l’IVG n’est plus obligatoire, sauf pour les mineures, mais il est systématiquement « proposé ». L’accord parental pour les mineurs est remplacé par l’accompagnement d’un adulte. Mais si l’IVG est pratiquée après 12 semaines, ou par un non-médecin (ou hors cadre médical), la loi prévoit toujours 300 000 euros d’amende et cinq années de prison.
Dans un autre domaine, la publicité en faveur de l’IVG et de la contraception est enfin légalisée, les sanctions pénales en la matière sont supprimées ! Cependant, l’incitation à l’avortement est toujours punie – mesure jamais appliquée, mais toujours symbolique. La pilule du lendemain devient disponible auprès des infirmières scolaires ou en pharmacie, sans besoin de prescription. La stérilisation volontaire est enfin autorisée.

Notes

[1] Boltanski, La condition foetale, Gallimard, 2002.
[2] Même si en pratique cet « état de détresse » est rarement à « prouver ».

Témoignages IVG

Fred MaletteNous avons recueilli une quinzaine de témoignages, la majeure partie de façon anonyme, par email, le reste par entretien. Il ne s’agit pas d’en tirer des généralités, ceux-ci ne peuvent refléter les multiples vécus des femmes qui pratiquent une IVG. Il s’agit plutôt de mettre des mots sur cette expérience passée sous silence. Quelque soit l’âge ou la région, ces écrits révèlent toujours une attitude ambigüe ou méprisante du personnel médical, la solitude des femmes qui avortent, et le besoin d’en parler.

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Des femmes à l’écoute des femmes

Depuis 1995, " Parcours de femmes " est une association qui travaille avec des détenues ou anciennes détenues essentiellement sur les " prisons " de Sequedin et le centre de détention de Bapaume. La Brique a rencontré Arlette Biard et Karine Kajac. L’une, chargée du suivi d’insertion des femmes, intervient en " milieu fermé ", l’autre est secrétaire générale de l’association.

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Basta aux mots mâles

Suite au refus de notre projet de réforme de la langue francophone envoyé à l’académie française, nous lançons notre brique dans cette grande marre patriarcale. La place des femmes dans le langage est un sujet qui nous tient à coeur. Ainsi, La Brique s’est posé un certain nombre de questions tant sur le fond que sur la forme des textes. Le collectif de rédaction de La Brique est conscient que le langage – particulièrement dans les médias - est l’un des véhicules du pouvoir et qu’on ne peut continuer à prétendre que le masculin, genre supposé neutre, rend aussi bien compte des femmes que des hommes.

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