Qui aime bien châtie mâle

Vous avez vu la dernière couverture de CQFD représentant un patron étouffé par les énormes seins d’une Guadeloupéenne ? Si le message est bien accompagné des nombreux acquis obtenus par 44 jours de grève général e, l’image peut laisser perplexe. Réponse d’un correcteur de La Brique : « Et pour une fois qu’une femme de surcroît noire symbolise à elle seule l’étouffement jubilatoire du capitalisme colonialiste, on ne va pas bouder son plaisir ni commencer à se tire-bouchonner le ciboulot pour savoir si c’est politiquement correct ! » De notre côté, quand nous avons reçu le dessin de notre copain OLT pour illustrer les luttes féministes, la question s’est également posée :

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Performance : les tranchées du corps

L’autre, c’est celle du trottoir d’en face, celle de la pub, ou encore celle qui, pour nous autres, des femmes, incarne la perfection. Pour dépasser cet idéal, tous les moyens sont bons...Tous ? C’est en partant de cette réflexion que Cécile Talbot (1) présente sa performance Modèle, modèles, où des femmes mises en scène dans leur rapport au corps, jusque dans leur violence au corps, tentent de dire l’autre, la femme rêvée, du délire à la norme.

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Contraception : ouvrez la lumière !

JPEG - 446 koLe préservatif les premières nuits. La pilule quand la relation est stable. Le stérilet après avoir eu des enfants. C’est la règle suivie par la plupart des femmes, apprise dès l’école et rappelée par de nombreux médecins, mais qui laisse de côté l’éventail des possibilités. Conséquences : aucun choix, trop peu de connaissances, beaucoup d’inégalités entre les sexes.

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"Parcours de l’avortante"

On distingue l’avortement par aspiration, pouvant être réalisé dans les 12 premières semaines de grossesse (14 semaines après les dernières règles), et l’avortement médicamenteux, réalisé avant 5 semaines de grossesse (7 semaines après les dernières règles). L’avortement par aspiration se pratique obligatoirement à l’hôpital.

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Une histoire de femmes libres

JPEG - 707.3 koPlus de 30 ans après la loi Veil et malgré quelques avancées législatives, les conditions dans lesquelles se pratique l’IVG sont encore très décevantes. Si des efforts sont réalisés dans le Nord-Pas-de-Calais, le consensus hospitalier érigeant la région en modèle ne résiste pas à une réalité au goût amer pour les femmes. Culpabilisation, mépris, machisme : avorter c’est aussi affronter les regards d’une société plus à même de défendre le droit à l’avortement que l’avortement en lui-même.

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L’IVG n’est pas un droit

« La loi Veil de 1975 ne prétend pas, à proprement parler, légaliser l’avortement, encore moins le légitimer, mais seulement le dépénaliser » [1]. En effet, l’IVG reste interdite - la loi déclare même «  le respect de l’être humain dès la conception » -, mais en toute hypocrisie, la loi suspend la pénalisation de l’avortement pour raison médicale et lorsque la femme se déclare «  en situation de détresse psychologique » [2] . Le médecin n’est pas apte à critiquer cela ; son seul pouvoir est de refuser d’accomplir l’IVG (c’est la « clause de conscience »).
En 2001, la loi est enfin réécrite. le délai légal de recours à l’IVG passe de 10 à 12 semaines de grossesse. L’entretien préalable à l’IVG n’est plus obligatoire, sauf pour les mineures, mais il est systématiquement « proposé ». L’accord parental pour les mineurs est remplacé par l’accompagnement d’un adulte. Mais si l’IVG est pratiquée après 12 semaines, ou par un non-médecin (ou hors cadre médical), la loi prévoit toujours 300 000 euros d’amende et cinq années de prison.
Dans un autre domaine, la publicité en faveur de l’IVG et de la contraception est enfin légalisée, les sanctions pénales en la matière sont supprimées ! Cependant, l’incitation à l’avortement est toujours punie – mesure jamais appliquée, mais toujours symbolique. La pilule du lendemain devient disponible auprès des infirmières scolaires ou en pharmacie, sans besoin de prescription. La stérilisation volontaire est enfin autorisée.

Notes

[1] Boltanski, La condition foetale, Gallimard, 2002.
[2] Même si en pratique cet « état de détresse » est rarement à « prouver ».

Témoignages IVG

Fred MaletteNous avons recueilli une quinzaine de témoignages, la majeure partie de façon anonyme, par email, le reste par entretien. Il ne s’agit pas d’en tirer des généralités, ceux-ci ne peuvent refléter les multiples vécus des femmes qui pratiquent une IVG. Il s’agit plutôt de mettre des mots sur cette expérience passée sous silence. Quelque soit l’âge ou la région, ces écrits révèlent toujours une attitude ambigüe ou méprisante du personnel médical, la solitude des femmes qui avortent, et le besoin d’en parler.

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Des femmes à l’écoute des femmes

Depuis 1995, " Parcours de femmes " est une association qui travaille avec des détenues ou anciennes détenues essentiellement sur les " prisons " de Sequedin et le centre de détention de Bapaume. La Brique a rencontré Arlette Biard et Karine Kajac. L’une, chargée du suivi d’insertion des femmes, intervient en " milieu fermé ", l’autre est secrétaire générale de l’association.

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Basta aux mots mâles

Suite au refus de notre projet de réforme de la langue francophone envoyé à l’académie française, nous lançons notre brique dans cette grande marre patriarcale. La place des femmes dans le langage est un sujet qui nous tient à coeur. Ainsi, La Brique s’est posé un certain nombre de questions tant sur le fond que sur la forme des textes. Le collectif de rédaction de La Brique est conscient que le langage – particulièrement dans les médias - est l’un des véhicules du pouvoir et qu’on ne peut continuer à prétendre que le masculin, genre supposé neutre, rend aussi bien compte des femmes que des hommes.

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En brèves

  • Lettre ouverte des étudiant.es dubliné.es

    "Nous sommes des étudiants exilés inscrits dans les différentes facultés de Lille sur ses 3 campus : Cité scientifique, Pont de bois et Moulins. Nous ne sommes pas dans le programme Pilot de l’Université de Lille. Notre demande d’asile a été enregistrée par la Préfecture en procédure...

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    Le jeudi 29 mars, La Brique présentait son dernier numéro "L'erreur est urbaine", au Alt'O Post à Fives. Cette présentation a été réalisée en présence de l'APU Fives ainsi que de la maman de Sélom. Ce dernier a été happé par un TER avec son ami Matisse, alors qu'ils fuyaient une brigade de police....

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    Le 10 avril prochain à la MRES, le collectif Afrique, Survie Nord, le FUIQP 59/62 et l'Atelier d'Histoire critique lanceront officiellement leur campagne "Faidherbe doit tomber". L'objectif, à l'image des campagnes états-uniennes de l'été dernier visant à déboulonner les statues des généraux...

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    Le 8 janvier dernier, le groupe Mulliez annonçait profiter de la nouvelle loi Macron visant « à simplifier l'embauche » pour supprimer des postes dans l'une de ses entreprises : Pimkie. Grâce aux ordonnances Macron, c'est au total 208 suppressions de postes qui étaient annoncées, et 37 fermetures...

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    Les femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC, ceci n'est pas une blague) étaient devant le commissariat central de Lille le 7 janvier dernier pour dire non, non et non aux policier.es victimes d'agressions. Si peu de temps après que Sélom et Matisse soient morts en fuyant la police, La Brique a...

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    A la suite de l'Assemblée Générale de lutte contre la sélection (25/01/2018) L'Assemblée Générale qui a eu lieu ce jour contre la sélection à l'université, et plus largement contre le plan étudiant, a réuni une centaine de personnes. Elle nous a permis de revenir en détail sur toutes les réformes...

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    Ce qu'il faut défendre ! Alerte ! Le mensuel marseillais (national) CQFD est en galère. Avec la suppression de leurs deux emplois aidés et la baisse lancinante de leurs ventes en kiosque et par abonnement, le canard au chien rouge a besoin de soutien pour poursuivre son combat. "Pas de sub ni de...

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  • La Brique sur les ondes

    La Brique, notre journal sans peur, sans reproche, sans publicité, sans subventions, sans concession était sur les ondes de Radio Campus Lille le 23 décembre 2017. Interview depuis un des petits salons du Casinos Barrière, on fait le point sur le numéro 52. Pour écouter l'émission, c'est par ici...

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