L’Échappée. Se reconstruire après un viol

echappeeL’Échappée est un collectif de soutien, d’écoute, d’entraide et de solidarités pour les personnes victimes de violences sexuelles et sexistes. En activité depuis le premier avril, le collectif a déjà suivi plus de soixante situations de viol et d’agressions sexuelles, et accueilli plus de 150 personnes victimes, proches, militantes ou professionnelles intéressées par ces problématiques. Gabrielle et Camille nous expliquent leur travail au sein de l’asso depuis près d’un an et nous livrent une conception du viol qui, loin des envolées théoriques, nous permet de le cerner un peu mieux.

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Épouvantables épouvantails

Le prélèvement ADN et sa consignation à vie dans un fichier a été instauré en 1998 par la loi Guigou relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles. Elle constituait une réponse à l’affaire « Guy Georges » et le fichage ADN ne concernait que les délinquants sexuels. Aujourd’hui, on peut vous prélever votre ADN pour un outrage à agent…

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Ni moi, ni mes potes

– Ça va, c’est confortable ?

On ne peut briser un tabou qu’avec une réelle volonté d’en découdre. Ne pas parler du viol, c’est maintenir la tête sous l’eau à celles qui voudraient s’emparer du sujet. Peut-être faudrait-il commencer par reconnaître que nous sommes toutes et tous concerné-es. Essayez de sonder votre entourage masculin, pour voir... Dans le nôtre, bien peu avaient eu des discussions autour du viol et des mécanismes d’occultation qui se perpétuent.

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Jeanneton et les garçons

La chanson populaire, depuis ses origines médiévales, n’est pas aussi innocente qu’on le pense. La confrontation de trois versions d’une même chanson, « Jeanneton prend sa faucille » peut contribuer à la compréhension de l’évolution de notre société et de ses mentalités. L’exemple réserve quelques surprises dérangeantes.

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Donner la vue du sang ?

« Aucun degré d’empathie ne peut remplacer l’expérience. Compatir n’est pas pâtir » (Christine Delphy).

Toute agression est de fait une expérience personnelle, un cas isolé. Combien de témoignages de viols faudrait-il encore pour accepter une réalité sociale qu’on ne cesse d’occulter ? Le témoignage d’une victime – unique et court, formaté pour le journal – ne nous a pas semblé un « bon outil » pour reconnaître le viol comme un acte fréquent et non sanctionné. On aurait dû choisir entre le récit d’une fin de soirée qui brise une vie, du plus traître des proches ou d’une vie partagée qui tourne au cauchemar ? Sur quels critères ? N’aurait-on pas eu l’impression « d’illustrer » nos propos par le choix d’un témoignage, et de réduire celui-ci à un exemple pratique ?

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La querelle des chiffres

Pour l’OMS, une personne sur cinq sera victime de viol au cours de sa vie. Il est difficile de chiffrer des violences sexistes. Prendre en compte les données de la police n’est pas satisfaisant : la plupart des viols n’aboutissent pas à des plaintes. Tentative de clarification.

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Censure lesbophobe au Conseil Régional

Depuis 2009 le Centre LGBT (1) de Lille travaille sur la réalisation de deux brochures à destination des personnes lesbiennes et trans : une sur les risques du cancer du sein et une sur ceux du cancer du col de l’utérus. Coup de théâtre il y a deux mois, quand, suivant l’avis des médecins et des techniciens du comité de pilotage, le Conseil Régional se retire.

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Des hommes

Henri est riverain du bois de Boulogne. Il a appris à connaître les hommes qui s’y prostituent. À une époque révolue, il a tenté lui aussi quelques passes. Il donne sa vision des choses.

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Le strass, action syndicale

La prostitution, on le sait, est très souvent synonyme d’exploitation à de nombreux niveaux. Pourtant, quelques hommes et femmes en ont fait leur métier, l’assument pleinement et sans contrainte (à part celle des flics et de l’État) et ont décidé de s’organiser en tant que travailleur(se)s du sexe.

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Vers la santé communautaire

Descriptif :

Entr’actes est un lieu d’accueil des « personnes prostituées » situé à côté de l’avenue du Peuple belge, principal lieu de la prostitution féminine à Lille. Les éducateurs travaillent à l’amélioration des conditions de vie des prostituées. Lyla Itoumaine, responsable de l’équipe nous parle de l’association et de sa vision des personnes qui y sont accueillies.

prostitutionA Lille, Entr’actes est une action du GPAL (Groupement de Prévention et Accueil Lillois) avec et pour les personnes prostituées. Lyla Itoumaine résume : « notre intervention première porte sur la prévention et la réduction des risques liés aux maladies sexuellement transmissibles, et sur la mise en place d’accompagnements médicaux et médico-sociaux pour les personnes qui le souhaitent. »

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Esclavage moderne

prostitutionLa traite des êtres humains est la seconde activité la plus lucrative au monde, au coude à coude avec la drogue et après les armes. Elle alimente à 79 % les réseaux de prostitution. Une marchandisation des corps qui repose sur une exploitation de la misère des classes les plus défavorisées. Quand on sait que 70 % des populations les plus pauvres sont des femmes...

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Paroles de femmes prostituées

passesVendredi au local d’Entr’actes. Une des après-midi d’accueil où les femmes (en majorité même s’il y a parfois des hommes) peuvent venir faire une pause. Juste prendre des capotes, du matériel de shoot, du matériel de prévention ou se poser, discuter, demander un conseil ou une consultation, prendre une douche ou juste être au chaud et ensemble. Quelques femmes ont accepté de nous parler, nous montrant leur vision de la prostitution. Leurs paroles, indispensables, ne révéleront pas l’expérience de celles qui, condamnées au silence, ne parlent justement pas.

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Une société schizophrène

barbieOfficiellement, la France est abolitionniste. Mais paradoxalement, elle tend d’un côté vers le règlementarisme, puisque l’argent des prostituées est soumis à l’impôt avec une estimation du nombre de passes. De l’autre, vers le prohibitionnisme, comme en atteste la loi Sarkozy de 2003 contre le racolage passif et l’expulsion des personnes étrangères qui en sont accusées. La prostituée devient délinquante alors même que son activité renfloue les caisses de l’État. En bref, j’ai le droit d’être bûcheron mais j’ai l’interdiction d’abattre un arbre ! Cette loi génère le déplacement des personnes prostituées vers des lieux plus excentrés. Elle augmente les risques de violences et la peur de se tourner vers les structures sociales en cas de besoin... La conséquence première d’un régime prohibitionniste, c’est la stigmatisation et la précarisation de l’activité.

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Enquête : La prostitution à Lille

valatSe prostituer est une violence. La violence d’une nécessité économique : faire de l’argent. La violence d’une domination masculine : les femmes sont les victimes privilégiées de ces trafics qui assouvissent en majorité des hommes. La violence des corps qu’on force à céder sans désir ni plaisir. La violence de lois répressives et des flics qui les font appliquer : stigmatisations, humiliations, agressions, sont des souffrances quotidiennes. Dans ce tumulte glauque et révoltant, nous avons voulu recueillir les mots des premières concernées : les femmes qui font le tapin.

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Eco-cache sexe

« Aujourd’hui, on a les hypothèses écologistes à se mettre sous la dent » (1). Tu l’as dit, bouffi ! Dans la bouche de Jean Badaroux, aménageur en chef de la Zone de l’Union, on se dit qu’on a à portée de métro un condensé d’enfumage vert et participatif. Pratique, la rhétorique du développement durable assure aux industriels et aux patrons d’étendre leur béton durablement.

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Qui aime bien châtie mâle

Vous avez vu la dernière couverture de CQFD représentant un patron étouffé par les énormes seins d’une Guadeloupéenne ? Si le message est bien accompagné des nombreux acquis obtenus par 44 jours de grève général e, l’image peut laisser perplexe. Réponse d’un correcteur de La Brique : « Et pour une fois qu’une femme de surcroît noire symbolise à elle seule l’étouffement jubilatoire du capitalisme colonialiste, on ne va pas bouder son plaisir ni commencer à se tire-bouchonner le ciboulot pour savoir si c’est politiquement correct ! » De notre côté, quand nous avons reçu le dessin de notre copain OLT pour illustrer les luttes féministes, la question s’est également posée :

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